Placements : profitez de la fiscalité avantageuse de l'assurance-vie ou du PEA

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© y-studio - iStock

Dans un contexte où les placements sans risque rapportent moins que l’inflation (qui s’est élevée à plus de 2 % en 2021), la seule solution pour faire fructifier son capital sur le long terme consiste à en placer une partie en Bourse. Rassurez-vous : il ne s’agit pas de s’improviser trader en achetant soi-même directement des actions technologiques américaines ou de grandes valeurs de l’indice CAC 40 français.

Il est possible de bénéficier des bonnes performances des actions sur le long terme en souscrivant des fonds eux-mêmes investis en actions. Reste ensuite à choisir la meilleure enveloppe. Vous pouvez bien sûr investir dans le cadre d’un compte-titres. Mais il y a mieux à faire sur le plan fiscal : l’assurance-vie et le plan d’épargne en actions (PEA) permettent de profiter d’une fiscalité favorable dans la durée, à condition de respecter quelques contraintes.

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    Ouvrir un contrat d’assurance-vie : un placement incontournable

    Il n’y a pas de plafond de versement sur une assurance-vie

    « Ce contrat est le véritable couteau suisse de la gestion de patrimoine : il s’adapte à toutes les situations. Bref, c’est un placement incontournable », résume Stéphane van Huffel, directeur général de Netinvestissement. L’assurance-vie mérite en effet une place de choix dans votre patrimoine, quels que soient votre âge, votre situation familiale, vos revenus et votre appétence au risque puisqu’il s’agit d’un produit laissant toute latitude à l’épargnant. Contrairement au PEA, il n’impose pas de contrainte d’investissement. Par ailleurs, les sommes qui y sont déposées ne sont pas bloquées : le capital reste disponible à tout moment, même s’il est préférable d’attendre le huitième anniversaire du contrat avant de réaliser un retrait afin d’optimiser sa fiscalité.

    Réfléchir à l’utilisation que vous souhaitez en faire

    Les usages de l’assurance-vie sont multiples : certains épargnants isolent sur un contrat un capital destiné à financer les études de leurs enfants ; d’autres l’alimentent chaque mois dans l’objectif de se constituer un apport pour un futur achat immobilier. Veillez cependant à laisser un peu d’argent sur le contrat lorsque vous retirez la somme nécessaire à votre projet. Ainsi, vous continuerez à bénéficier de son antériorité le jour où vous pourrez à nouveau l’alimenter. « Vous pouvez aussi utiliser l’assurance-vie pour compléter votre pension de retraite : il suffit de réaliser des retraits partiels en fonction de vos besoins, en prenant soin de bien calibrer leur montant pour profiter des abattements et ainsi limiter l’imposition », ajoute Stéphane van Huffel.  

    Le fonds en euros reste le plus souscrit

    L’épargnant dispose d’une large palette de supports d’investissement au sein de son contrat, couvrant des niveaux de risque variés. Le fonds en euros, à capital garanti, reste le plus souscrit : il représente à lui seul 77 % des 1 789 milliards d’euros placés en assurance-vie. Il a rapporté 1,3 % en moyenne en 2020 contre 2,3 % en 2015. Un recul directement imputable à la baisse des taux d’intérêt à long terme. « Le fonds en euros n’est plus la panacée car les rendements continuent de s’effriter. Il est judicieux de le coupler avec des supports immobiliers comme les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), dont le risque est limité et qui rapportent 4 à 5 % par an », indique Pauline Lefel, responsable des partenariats Île-de-France de l’Union nationale d’épargne et de prévoyance (Unep). Chaque épargnant fixe la part de son contrat consacrée à des supports à faible risque en fonction de son âge, de son aversion au risque et de son objectif.

    « Le contrat d'assurance-vie est le véritable couteau suisse de la gestion de patrimoine : il s'adapte à toutes les situations. C'est un placement incontournable. »

    Diversifier son contrat

    Les contrats d’assurance-vie multisupports proposent aussi des unités de compte dont le capital n’est, cette fois, pas garanti. On y trouve des produits présentant un profil de risque varié : des SCPI, des fonds obligataires ou actions, des produits diversifiés sur l’ensemble des classes d’actifs. Si bien que, en fonction de ses goûts et appétences pour tel ou tel domaine, l’épargnant peut répartir son capital sur plusieurs unités de compte. « Il en existe de nombreuses spécialisées sur des problématiques de long terme, telles que l’intelligence artificielle, le big data, l’eau ou encore la robotique. C’est une bonne façon de diversifier le risque de son contrat », rappelle Christophe Decaix, fondateur du cabinet de gestion de patrimoine 2B Patrimoine.

    Penser à la gestion sous mandat

    Vous n’avez ni le temps, ni l’envie, ni l’expertise pour gérer vous-même votre contrat d’assurance-vie ? Pensez à la gestion sous mandat. Les banques et sites internet distribuant des contrats d’assurance-vie en ligne proposent des solutions accessibles dès quelques centaines d’euros. Il suffit de choisir votre profil d’investisseur (prudent, équilibré, etc.) parmi les trois à dix proposés. Ensuite, votre portefeuille est automatiquement réparti sur des fonds en fonction du profil sélectionné. Des arbitrages réguliers sont prévus pour tenir compte de l’évolution des marchés. Ces mandats induisent des frais de gestion compris entre 0,10 et 0,40 % par an.

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