Livret A, LDDS, LEP... Tout savoir sur les placements préférés des Français

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© ma-no - iStock

Livret A et LDDS, les indispensables

Un rendement actuel à 1 %

Faire réparer la voiture, changer le lave-linge, réaliser des travaux urgents dans la maison : il est recommandé de conserver une épargne de précaution mobilisable du jour au lendemain en cas de coup dur ou de frais inattendus. Le livret a et le livret de développement durable et solidaire (LDDS) sont les réceptacles naturels de cette réserve d’argent car vous pouvez réaliser des retraits à tout moment.

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    Depuis le 1er février 2022, ces deux placements rapportent 1 % net (ils sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux). Il est donc recommandé d’y placer votre épargne de précaution plutôt que de la laisser dormir sur votre compte courant afin de ne pas être tenté de la dépenser. Même si leur taux d'intérêt est faible, le livret A et le LDDS permettent d’isoler vos économies.

    Quel taux d’intérêt au 1er août 2022 ?

    Le taux du livret A correspond à la moyenne des taux d’intérêt à court terme et de l’inflation sur les douze derniers mois. Alors que les prix ne cessent de grimper en France, l'évolution supposée des indicateurs pris en compte par la Banque de France, qui conseille le gouvernement sur la rémunération de l'épargne réglementée, laisse entrevoir une revalorisation du rendement du livret A et du LLDS qui pourrait alors atteindre 1,9 %. 

    À ce stade, le gouvernement, qui privilégie la consommation à l'épargne, n'a pas fait pas d'intentions particulières en la matière.

    L’inflation rogne le rendement réel

    Les sommes accumulées sur le livret A et le LDDS atteignent des niveaux records : 472,4 milliards d’euros (Md€)en août 2021 (346,1 Md€ sur le livret A et 126 Md€ sur le LDDS). Ces livrets permettent certes de sécuriser son épargne, mais ils ne suffisent pas à la faire fructifier puisque l’inflation (2,8 % en 2021) excède largement son rendement.

    Astuces

    Le LEP est à privilégier... si vous y avez droit

    Pensez également au livret d’épargne populaire (LEP) si vous y êtes éligible, car sa rémunération est plus avantageuse. Ce livret plafonné à 7 700 euros rapporte 2,2 % et il est exonéré d’impôt et de contributions sociales. Il est réservé aux ménages modestes sous conditions de ressources. Pour ouvrir un LEP en 2022, il fallait, pour une personne seule, avoir un revenu fiscal de référence inférieur à 20 296 euros en 2020.

    Les livrets fiscalisés, un seul avantage

    Il existe aussi des livrets bancaires fiscalisés dont le taux est fixé librement par chaque banque. Ces produits sont aujourd’hui moins intéressants que les livrets réglementés puisque leur rémunération atteignait en moyenne 0,09 % en août 2021, d’après la Banque de France. Le nombre de livrets bancaires fiscalisés n’est pas limité, tandis que vous ne pouvez détenir qu’un seul livret A par personne (y compris les mineurs) et un LDDS par contribuable (deux par foyer fiscal). Leur véritable atout est l’absence de plafond, mais ceux de l’épargne réglementée suffisent largement à mettre de l’argent de côté pour faire face à un imprévu.

    Combien mettre de côté ?

    Difficile de trouver un juste milieu. Il est bien entendu judicieux de conserver un peu d’argent de côté pour faire face à une dépense imprévue, mais le faible rendement du livret A et du LDDS plaide pour en limiter le montant. « Il est logique de mettre de côté deux à trois mois de revenus. Mais mieux vaut ne pas aller au-delà de six mois, en comptant ce qui dort sur votre compte courant, car vous vous appauvrissez en raison de la hausse des prix », indique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.

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