Faut-il acheter ou vendre son or ?

En hausse de 25 % en 2020, l’or confirme son statut de valeur refuge contre les crises. Il n’y a donc pas d’urgence à s’en séparer, d’autant que la fiscalité s’adoucit sur le très long terme.

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Les chiffres sont éloquents : le lingot d’or a atteint 55 630 € le 7 août 2020, son plus haut historique. Les cours se sont ensuite légèrement repliés, mais l’or affiche une santé insolente puisqu’il a progressé de 25 % en 2020, après une hausse de 19 % en 2019. 

Tous les indicateurs restent donc au vert car l’or bénéficie de son statut de valeur refuge vers laquelle les investisseurs se tournent en cas de crise : la pandémie et ses conséquences constituent une source d’inquiétude majeure et les tensions géopolitiques, notamment entre la Chine et les États-Unis perdurent. « De plus, les taux d’intérêt américains devraient rester durablement très faibles, ce qui, historiquement, est favorable à la bonne tenue des cours de l’or », ajoute François de Lassus, consultant pour Loomis FX, Gold and Services, établissement qui sous-traite l’achat, la vente et la conservation de l’or pour les banques et leurs clients.

Revendre de l'or : quelle fiscalité ?

Dans ce contexte, certains épargnants s’interrogent sur l’opportunité de revendre leur or. Mieux vaut, dans ce cas, bien maîtriser les conséquences fiscales car celles-ci sont loin d’être indolores. Si vous détenez une facture d’achat de vos pièces ou lingots, la plus-value sera taxée à 36,2 %, prélèvements sociaux inclus, après un abattement de 5 % par an à partir de la troisième année de détention. Cela signifie que la plus-value est totalement exonérée d’impôts après 22 ans de détention. 

Cependant, de nombreux épargnants ayant acquis leur or il y a très longtemps n’ont pas de facture, soit parce qu’ils l’ont égaré, soit parce qu’ils ont reçu quelques pièces d’or de la main d’un parent. Dans ce cas, le régime fiscal est pénalisant : lors de la revente de l’or, une taxe forfaitaire de 11,5 %, prélèvements sociaux inclus, est appliquée sur le montant de la cession, et non sur celui de la plus-value. Autrement dit, si vous avez 10 Napoléons à vendre, au prix unitaire de 310 euros, il faudra régler une taxe de 356,50 euros. 

 

DF
Auteurs : Agnès Lambert  | Maxime Lorry
Article publié le 

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