Elise, 28 ans, cadre dans le luxe : « J'ai du mal à boucler mes fins de mois »

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© Monsieur Zut / Lila Pik

« En ce moment, je suis un peu trop en flux tendu, reconnaît Elise, 28 ans, célibataire. Je viens d’acheter un appartement à Paris, et avec les mensualités de mon emprunt, je suis obligée de faire beaucoup plus attention que lorsque j’avais un petit loyer. » Responsable grands comptes dans le domaine du luxe pour une société qui exploite les données des réseaux sociaux, elle travaille beaucoup et touche en conséquence un bon salaire, 2 858 € nets après impôts, auquel s’ajoute des primes trimestrielles qui varient de 400 à 15 000 €.

Elle s’est donc habituée à un train de vie confortable mais elle doit désormais composer avec un salaire variable et des charges fixes : « Mon emprunt s’élève à 1 116 € par mois. S’ajoutent 73 € d’assurances diverses – habitation, protection juridique, emprunteur… –, 48 € d’électricité, dont mon chauffage, un abonnement à la fibre de 35 € par mois (mon téléphone est payé par mon employeur), et des charges de copropriété, avec l’eau, qui s’élèvent à 70 € par mois. » Ses déjeuners lui coûtent 100 € par mois car le montant de ses tickets restaurants est insuffisant, et elle dépense 300 € pour ses frais d’alimentation et d’entretien. Il lui reste donc environ 1 000 € par mois pour tout le reste.

Les loisirs font fondre le budget

« Je reconnais que je dépense beaucoup pour mes loisirs ! », admet la jeune femme, célibataire et sans enfants. Par exemple, mon budget sorties s’élève à environ 400 € par mois, avec deux restaurants par semaine et une fête et un cinéma le week-end. « Je pars aussi souvent en week-end, soit avec des amis, soit pour retourner à Nevers, ma ville natale, et cela me coûte environ 300 € », ajoute-t-elle. Les restaurant et le train coûtent cher. 

Elle meuble peu à peu son appartement pour environ 150 € par mois. Ses activités sportives grèvent aussi son budget loisirs : « J’ai un abonnement à ClassPass qui me permet, pour 30 € par mois, d’accéder à de nombreuses salles de yoga. Un coach sportif vient également au bureau deux fois par semaine, ce qui me coûte 200 € par mois. Enfin, je m’offre une séance bien-être, massage, ostéo, chiropracteur, etc. pour 70 à 90 € par mois : j’en ai vraiment besoin pour atténuer la tension professionnelle ».

Un budget large, mais sous haute surveillance

« Je ne me sens pas du tout "panier percé" car je reste toujours dans mon budget : il me serait insupportable d’être dans le rouge ». Elise consulte donc très régulièrement ses comptes, et même au moins une fois par jour en fin de mois ! Elle utilise aussi une application qui agrège les dépenses de ses deux comptes bancaires, et les répartit par catégorie, salaire, alimentation, vêtements, impôts, restaurants, voyages, etc. Cela lui permet de gérer finement sa trésorerie, de visualiser rapidement les postes à rééquilibrer, de mieux comprendre pourquoi un mois a été plus difficile, ou encore d’anticiper les périodes plus coûteuses.

« Avant d’avoir un crédit, je mettais pas mal d’argent de côté : cela me servait pour les vacances et les imprévus. Là, j’attends une prime conséquente, mais elle n’arrivera pas avant trois mois alors je mets beaucoup de choses en stand by ». Elle n’achète donc plus de vêtements ni d’objets de décoration : cela attendra son anniversaire. « Je préfère réduire ces achats que mon budget sport et bien-être car j’ai vraiment besoin de ces moments de respiration ». Mais entretemps, sa machine à laver le linge a rendu l’âme : à la trappe, donc, le coach sportif et le coûteux week-end avec des amis…

Des aides à la rénovation grâce à notre simulateur "Vos aides sociales"

Selon notre simulateur "Vos droit aux aides sociales", Elise devrait pourvoir bénéficier des coupons Sport et des chèques vacances de la Caf. Elle a également droit au billet de congé annuel de la SNCF. Si elle envisage de réaliser des travaux de rénovation dans son appartement parisien, elle est éligible aux Coups de pouce chauffage ou isolation (de 50 à 4 000 €) ou à MaPrimeRevov (jusqu'à 20 000 € d'aide). Si elle veut s'abonner pendant un an à un quotidien ou à un magazine d'actualité, elle peut profiter du crédit d'impôt pour un abonnement à la presse jusqu'au 31 décembre 2022.

Reconstituer une épargne pour les coups durs

« Je n’aime pas du tout être dans cette situation financière ! J’attends donc ma prime avec impatience pour reconstituer un matelas de sécurité qui me permettra d’être plus confortable ». Ainsi, elle doit refaire sa cuisine, très vétuste : « J’ai déjà fait rentrer des devis, mais tant que l’argent n’est pas sur mon compte, je ne commence rien. Je vais d’abord reconstituer mon épargne et budgéter mes prochaines vacances. Ensuite, et uniquement si j’ai assez de trésorerie, je lancerai le chantier cuisine ».

« Si je suis à nouveau en difficulté, je louerai peut-être mon appartement en Airbnb. En le mettant ponctuellement en location, mon ancien appartement me rapportait environ 1 600 € par an, de quoi payer mes vacances, sur lesquels il fallait anticiper les impôts, environ 250 €. Mais c’est une charge mentale dont je préfèrerais me passer… » Quoiqu’il en soit, elle sait que, en cas de gros coup dur, elle peut compter sur ses parents : « Connaissant ma personnalité inquiète, si je n’avais pas cette sécurité familiale, j’aurais emprunté moins et je ferais plus attention », reconnaît notre raisonnable jeune femme.

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