Rachat de crédit : comment sortir gagnant

Rachat de crédit : comment sortir gagnant
Rachat de crédit : comment sortir gagnant - ©gpointstudio

Vos crédits renouvelables pèsent sur vos finances ? Troquez-les contre un prêt personnel unique et moins coûteux. Une opération gagnante, à condition de suivre nos conseils.

Choisir un interlocuteur sérieux

Si les offres de réaménagement de crédit fleurissent, elles n’apportent pas les mêmes garanties. Certains intermédiaires vous font même courir un grand risque.

En particulier ceux qui n’hésitent pas à proposer à un client potentiel de regrouper ses prêts dans un crédit « hypothécaire », gagé sur sa maison. Or, en cas de problème de remboursement avéré, le bien hypothéqué pourra être saisi ou vendu.

À l’inverse, le banquier qui bénéficie d’une vision globale du patrimoine et de l’endettement de son client est en mesure de faire une proposition de regroupement de prêts cohérente.

Lister ses crédits en cours

Depuis le 1er octobre 2012  (Décret n° 2012-609 du 30 avril 2012), avant de réamé­nager vos crédits à la consommation, le banquier vous demande de décliner tous vos crédits en cours (crédits immobiliers compris), le capital restant dû, le taux d’intérêt, le montant des échéances, etc., ainsi que vos autres dettes, auprès des impôts ou de votre propriétaire, par exemple.

Il précisera dans un document les informations nécessaires à la compréhension du regroupement des crédits et à l’évaluation de sa pertinence.

Ce récapitulatif comporte également le descriptif complet du rachat (montant, modalités, dates, caractéristiques) et la liste des éventuels coûts supplémentaires engendrés par l’opération.

Enfin, le document doit mentionner un avertissement sur les conditions et obligations du prêt, précisant qu’un crédit engage et qu’il doit être remboursé…

Obtenir un taux attractif

Chaque établissement fixe librement le taux auquel il prête de l’argent, sans pouvoir dépasser le taux d’usure (16,88 % pour les crédits renouvelables de 3 000 à 6 000 €, par exemple, au 3e trimestre 2012).

Le taux du crédit varie aussi selon le profil de risque du client, sa situation financière, son endettement et son « reste à vivre ». Aujourd’hui, avec un bon dossier, on peut obtenir un taux moyen de 6 à 7 %, hors frais de dossier et hors assurance.

Lorsque vous empruntez quelques milliers d’euros à 15 % pour acheter des appareils ménagers sur le lieu de vente, l’avantage du regroupement est certain.

En revanche, privilégiez un crédit à taux fixe et refusez toute offre à taux variable – évoluant selon les conditions de refinancement de la banque – qui vous exposerait au risque d’une possible remontée des taux, donc d’augmentation de ses mensualités.

Jouer sur la mensualité ou sur la durée

Une fois définis le montant du crédit et son taux, il reste encore à étudier le niveau de la mensualité. Plus la durée du crédit est longue, plus la mensualité diminue. Mais à taux équivalent, le coût d’un crédit (la somme des intérêts) peut passer du simple au double selon sa durée.

En outre, les taux des crédits s’élèvent en général avec la durée de remboursement. À l’inverse, raccourcir la durée d’un crédit au-delà du raisonnable est déconseillé, car cela augmenterait le montant des mensualités. Vous risqueriez, tôt ou tard, de retomber dans la coûteuse spirale des découverts bancaires.

Pour bien faire, calez le montant de vos mensualités en tenant compte de vos revenus et de ce qu’il vous reste chaque mois une fois vos dépenses réglées.

Attention : dans tous les cas, vous disposez d’un délai de rétractation de quatorze jours pour mesurer et mûrir votre décision.

Négocier l’indemnité de remboursement anticipé

La nouvelle réglementation, plus protectrice pour le consommateur, ­prévoit cependant le retour d’une pratique ancienne : les pénalités pour remboursement anticipé (article L. 311-22 du Code de la consommation).

Le prêteur peut désormais exiger jusqu’à 1 % du montant faisant l’objet du remboursement anticipé lorsque le délai entre le versement et la date de fin du contrat est supérieur à un an (0,5 % en deçà).

À noter : ces pénalités ne s’appliquent que pour les versements d’un montant supérieur à 10 000 € par période de douze mois. Il reste qu'elles se négocient et peuvent même ­totalement disparaître du contrat de prêt lors de sa souscription.

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