Les taux d’emprunt immobilier vont rester bas en 2018

Les taux d’emprunt immobilier vont rester bas en 2018
L’Observatoire Crédit Logement/CSA fait état d’une baisse des taux d’intérêt fixes en décembre 2017. - © Smitt

Les candidats à l’achat bénéficieront encore de conditions de crédit favorables, mais « les banques risquent de se montrer plus exigeantes sur la qualité des dossiers », prévoit la spécialiste Sandrine Allonier.

La diminution des taux d’emprunt immobilier s’est poursuivie le mois dernier. L’Observatoire Crédit Logement/CSA fait état, dans une étude publiée jeudi 18 janvier, d’une baisse des taux d’intérêt fixes en décembre 2017, à 1,51 % en moyenne. C’est le troisième mois consécutif de repli, après 1,54 % en octobre et 1,53 % en novembre. Vous envisagez de souscrire un prêt immobilier ? Aucune remontée brutale n’est à craindre cette année.

« Nous prévoyons une stabilité des taux en 2018 », nous explique Sandrine Allonier, directrice des relations banques du réseau de courtage en crédit Vousfinancer.com.

Les établissements financiers « ont les mêmes objectifs de production de crédits que l’année dernière. Ils vont donc tout faire pour conserver un niveau de taux bas, souligne Sandrine Allonier. Les banques savent qu’une hausse des taux peut tarir la demande de crédits », alors même que les prix de l’immobilier doivent poursuivre leur progression.

Une augmentation limitée

Mais, signale Sandrine Allonier, « l’évolution de la politique de la Banque centrale européenne (BCE) et la possibilité de résilier chaque année son assurance emprunteur peuvent provoquer une légère augmentation des taux », d’au maximum 0,10 point au premier trimestre, évalue l’experte.

Dans une décision rendue le 12 janvier, le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution le droit de résiliation annuel du contrat d’assurance emprunteur, entré en vigueur au début de l’année. Or, « ces dernières années, observe la spécialiste, les banques réalisaient l’essentiel de leurs marges sur l’assurance. Elles sont susceptibles de tenter d’en récupérer sur les taux d’intérêt ».

Au-delà, « les banques risquent de se montrer plus exigeantes sur la qualité des dossiers, en privilégiant les candidats les plus rentables », c’est-à-dire qui disposent de ressources importantes et domicilient leurs revenus auprès des prêteurs.