Le microcrédit et le financement participatif pour réussir son projet

Le microcrédit et le financement participatif pour réussir son projet

Tout d'abord cantonné aux pays émergents, le microcrédit est devenu une réalité en France. Il permet aux entrepreneurs qui ne peuvent pas se financer dans les circuits traditionnels des banques de trouver des fonds mais aussi de bénéficier d'un accompagnement technique. Et ça marche : à trois ans le taux de survie des projets soutenus est supérieur à 75 %. Surfant sur la vague des réseaux sociaux, le financement participatif rencontre lui aussi un succès croissant.

Selon le Baromètre de la micro finance 2012, 31 000 entreprises (dont 19 000 créations) ont été soutenues par des organismes de microcrédit en 2011.  Et 57 000 emplois ont été créés. S’il porte sur des montants modestes (en moyenne 5 000 € rarement plus de 10 000 €), le microcrédit n’en est pas moins essentiel à la création ou à la pérennité d’activités très diverses.

Fleuriste, créatrice de mode ou pâtissier

Au moins deux organismes de microcrédit ont une couverture complète du territoire : l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) et Initiative France. Fondée en 1989, l’Adie présente un bilan impressionnant : 118 000 microcrédits accordés, 86 000 entreprises créées et 79 % de micro-entrepreneurs réinsérés professionnellement. Financée à 70 % sur des fonds publics (Europe, Etat et collectivités locales) l’association, reconnue d’utilité publique, remplit une véritable mission de service public en permettant la réinsertion sociale de publics très éloignés de l’emploi.

Initiative France peut, elle aussi, se réjouir de son succès. Les prêts d’honneur que l’association a distribués en 2012 ont atteint 159 millions d’euros (en croissance de 3 %) et 5 517 projets ont été financés. De plus, un euro de prêt d’honneur entraîne en moyenne 8,1 euros de financements bancaires.

Un accompagnement personnalisé

Au-delà de l’aspect strictement financier, ces associations proposent un accompagnement personnalisé effectué par des chefs d’entreprises bénévoles qui permettent au porteur de projet de bénéficier d’une expertise dans la durée.

Le mode d'emploi est souvent le même quelle que soit l'association. Un projet éligible est présenté à une commission qui statue sur le montant à attribuer et les modalités de remboursement (en général de 30 à 48 mois) avec un différé de remboursement de plusieurs mois, le temps que l’activité se mette en place. Les prêts d’honneur de Initiative France ne donnent pas lieu à la perception d’intérêts, ceux de l’Adie le prévoient mais leur taux est inférieur à ceux pratiqués par les établissements bancaires.

Le financement participatif a le vent en poupe

D’apparition plus récente, le financement participatif peut prendre la forme de dons ou de prêts. Le canal du Web est privilégié (comme kisskissbankbank par exemple). Le postulant remplit un bulletin sur Internet et les internautes qui sont séduits par le projet apportent leur soutien pour des sommes souvent modestes (20 ou 30 euros). Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, certains projets ont récolté plusieurs milliers d’euros.

L’émission d'Europe 1 Les Experts, en partenariat avec Dossier Familial, diffusée le 7 juin 2013, accessible en podcast a permis de revenir longuement sur ces -modes de fiancement et a donné la parole aux auditeurs qui ont trouvé des réponses à leurs questions.