Prêter de l'argent à un ami : comment se protéger au mieux ?

Il est probable qu'un ami ou un proche vous demande un jour de lui prêter de l'argent pour réaliser un projet ou surmonter une difficulté. Voici la marche à suivre pour cadrer les choses au mieux avant de s'engager. 

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© Khosrork

La solution la plus simple consiste à mettre par écrit les conditions et les circonstances du prêt : son montant en chiffres et en lettres, sa durée, ses modalités de remboursement (en une ou plusieurs fois), le taux d’intérêt pratiqué. Il faut aussi mentionner le nom de celui qui emprunte et de celui qui prête, de même que la date. Ce document prend la forme d’un contrat de prêt signé par les deux parties ou d’une simple reconnaissance de dette signée uniquement par l’emprunteur. Cet écrit peut faire l’objet d’un acte sous seing privé. Autrement dit, vous pouvez le rédiger seul.

Faire appel à un notaire

Pour plus de sécurité, il est cependant préférable de faire appel à un notaire. Cette opération est certes payante mais, en cas de litiges, elle vous permet d’être remboursé plus rapidement. Le montant facturé est encadré par la loi et varie selon la somme prêtée. Exemple : pour un prêt de 3 000 euros, il vous en coûte 213 euros.

L’acte authentique rédigé et enregistré par un notaire a en effet « force exécutoire ». Concrètement, si votre ami ne paie pas ce qu’il vous doit, le notaire vous remet immédiatement une copie exécutoire. Grâce à ce document, vous pouvez mandater directement un huissier afin d’obtenir le remboursement de la somme due. En l’absence de contrat de prêt notarié, vous êtes obligé de saisir la justice et donc de vous lancer dans une procédure qui peut durer plusieurs mois.

Eviter la défaillance

Pour limiter le risque de défaillance de l’emprunteur, soyez particulièrement vigilant aux formalités de remboursement prévues. Mieux vaut, par exemple, éviter de demander un taux d’intérêt ou des mensualités de remboursement trop élevés. Attention également à envisager toutes les situations et à bien les mettre par écrit. Ainsi, précisez ce qui se passera si vous ou votre ami décédez prématurément et indiquez le taux des intérêts dus en cas de retard de paiement.

Bon à savoir / A déclarer

Si, au cours de la même année, vous avez accordé un ou plusieurs prêts pour un montant total de 5 000 euros, vous devez le ou les déclarer à l’administration fiscale (formulaire n° 2062 à joindre à votre déclaration de revenus) tout comme les intérêts perçus.

 

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DF
Auteur :  Roselyne Poznanski  | Avec Nathalie Couzigou-Suhas, notaire à Paris
Article mis à jour