Qui est MERE, le supermarché russe qui veut casser les prix en France ?

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture
© cyano66 - iStock

Les consommateurs français ont fait connaissance avec le hard-discount depuis plusieurs années déjà avec l’arrivée dans l’Hexagone des Allemands Lidl et Aldi ou encore de l’Américain Cosco. Cette fois, c’est un concurrent venu du froid qui s’apprête à débarquer en France avec l’objectif de durablement s’y implanter.

En effet, selon nos confrères de Capital, la chaîne de supermarché russe Mere travaille à l’ouverture de trois magasins en France d’ici la fin de l’année 2021. Trois villes françaises sont concernées dans un premier temps, situées dans les régions Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes.

Des prix toujours moins chers

La promesse de Mere est simple : afficher dans ses magasins des prix moins chers que chez ses concurrents : le ticket de caisse devrait, à panier égal, afficher un tarif inférieur de 10 % à 20 % par rapport à ceux obtenus chez Lidl ou encore Leader Price.

En Allemagne, l’enseigne russe parvient même à atteindre des paniers moyens jusqu’à trois fois moins cher que chez ses concurrents !

2,13 euros pour un poulet, 2,64 euros pour 250 grammes de parmesan ou encore 5,53 euros le kilo de viande de bœuf et 1,09 euros la bouteille de vin rouge : un reportage de TF1 diffusé il y a quelques mois laissait entrevoir le contenu des rayons de ces supermarchés déjà bien installés en Europe de l’Est, comme en Pologne, en Roumanie ou en Allemagne.

Ne pas être très regardant…

Mais, à ce prix-là, il vaut mieux ne pas trop s’attarder sur les étiquettes des produits achetés ! Leur provenance est souvent assez vague et leur composition laisse parfois à désirer : c’était notamment le cas d’un pot de miel repéré à l’époque par les journalistes de la Une en outre-Rhin qui contenait 90 %... de sirop de glucose.

Question logistique, l’enseigne russe applique un format classique du hard-discount : des magasins avec peu d’équipements, des produits présentés à même les cartons ou encore des affichettes de prix scotchées à la main par très peu d’employés. Tel est le crédo !

Une tactique abandonnée depuis plusieurs années par les Allemands Lidl et Aldi qui ont opéré une montée en gamme dans l’Hexagone, avec succès.

Les supermarchés Mere appartiennent au groupe russe Svetofor, fondé en 2009. 1500 magasins sont déjà ouverts en Russie. En Europe de l’Ouest, le hard-discounter vient de débarquer en Espagne et devrait bientôt arriver au Royaume-Uni.

A lire aussi