Jeunes : les premiers pas dans la banque

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© Prostock-Studio

Dans les banques, tout commence… dès la naissance ! Les parents peuvent ouvrir au nom d’un enfant mineur certains placements : un Livret A, un Compte épargne logement (CEL), un Plan d’épargne logement (PEL), un compte/livret d’épargne bancaire ou encore un contrat d’assurance-vie. Cette démarche répond souvent au désir de lui constituer un capital.

Parfois aussi, l'objectif des parents est l'optimisation de la gestion de l'épargne de la famille. Plus tard, viendra le moment d'ouvrir à l'enfant son premier compte en banque. À quel âge ? Tout dépend de sa maturité et des souhaits des parents.

Dès 12 ans : le livret jeune pour un départ dans la banque

C'est en effet l'âge minimal fixé par la loi pour que les enfants résidant en France puissent ouvrir un livret jeune. Mais, si la signature des parents n'est pas indispensable, les banques souhaitent en général qu'ils participent à cette opération. Les banques décident elles-mêmes du taux d'intérêt de ce livret d'épargne, mais il est au minimum égal à celui du Livret A (0,5 % depuis le 1er février 2020).

A noter

Un seul livret jeune est autorisé par personne.

La carte de retrait est possible

Ces intérêts sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.). Pour cette raison, l'épargne placée sur le livret est plafonnée à 1 600 € (hors capitalisation des intérêts).

Autre particularité : le livret jeune peut être assorti d'une carte de retrait, qui permet en général de retirer de l’argent uniquement dans les distributeurs automatiques de billets du réseau de la banque.

Aucun frais, ni aucune commission ne doivent être demandés pour l'ouverture, la gestion ou la clôture du compte.

Comme un grand...

L'enfant qui place son argent de poche sur le livret apprend ainsi les vertus de l'épargne (il perçoit des intérêts !), tout en gardant la possibilité de retirer de l'argent "comme un grand" lorsqu'il en a besoin, aux distributeurs ou, à défaut, au guichet.

En toute sécurité, puisque les retraits jusqu’à l’âge de 16 ans sont soumis à l’autorisation parentale. Entre 16 et 18 ans, les retraits sont possibles sauf si le représentant légal s’y oppose et à partir de 18 ans, il est possible de retirer de l’argent seul.

Quasiment un compte rémunéré

Couplé avec une carte de retrait, le livret jeune fonctionne donc quasiment comme un compte en banque rémunéré, ce qui le rend plus séduisant qu'un compte bancaire classique.

Seul inconvénient : la carte de retrait est parfois payante. Mais son prix est en général modique.

À 16 ans : le premier compte chèques pour bénéficier d'une carte de paiement

L'enfant a le droit de profiter de son livret jeune jusqu'au 31 décembre de l'année de ses 25 ans. Passé cet âge, il sera automatiquement fermé et les fonds seront virés sur un compte épargne classique. Mais bien avant, pour affirmer son autonomie et faire des achats dans les magasins, il aura, en général, déjà eu envie de disposer d'un chéquier et d'une carte de paiement.

Ce qui est possible s'il a au moins 16 ans et s'il ouvre cette fois un vrai compte courant. L'accord des parents sera bien sûr requis pour cette opération, du moins tant que l'enfant est mineur, car ils doivent se porter caution pour lui. Leur responsabilité est donc engagée : si le compte de l'adolescent se retrouvait à découvert, la banque pourrait se retourner vers eux pour obtenir le remboursement de cette dette.

Pour rassurer les parents et éviter les dérapages, nombreuses sont les banques qui proposent à leurs jeunes clients de choisir plutôt une carte de paiement à autorisation systématique (Maestro MasterCard ou Visa Electron). Cette carte ne permet de payer un achat ou de faire un retrait aux distributeurs que dans la limite des sommes disponibles sur le compte.

À 18 ans : majorité et indépendance

À 18 ans, les jeunes ont le droit d'ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation des parents, et même d'emprunter. Les banques ne leur proposent toutefois que des crédits adaptés à leurs capacités de remboursement.

Ce sera, par exemple, une petite facilité de trésorerie (découvert autorisé) pour les fins de mois difficiles, éventuellement un crédit à la consommation pour acheter un micro-ordinateur ou équiper le premier studio, ou encore un crédit étudiant. En général, dès que le montant en jeu est significatif, la banque souhaite que les parents cautionnent les jeunes emprunteurs.

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