Vol : alarmes, portes blindées et digicodes sont efficaces mais pas dissuasifs

2 min de lecture

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
Les caméras de surveillance réduisent le risque de cambriolage de 22 %.
Les caméras de surveillance réduisent le risque de cambriolage de 22 %. Les caméras de surveillance réduisent le risque de cambriolage de 22 %.

En France, 570 000 ménages ont été victimes de cambriolages en 2014. Les alarmes, portes blindées et digicodes ne dissuadent pas les cambrioleurs dans le choix de leurs cibles. Ils se révèlent, par contre, efficaces face à leur « amateurisme ». C’est ce que révèle l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), dans une étude publiée mercredi 21 décembre à partir des enquêtes « Cadre de vie et sécurité » menées entre 2007 et 2015.

L’environnement est déterminant dans le risque d’être cambriolé

L’Observatoire s’est intéressé à l’efficacité, ou non, des systèmes de sécurité des ménages. Elle a distingué le ciblage et l’entrée par effraction. Le choix de la cible « dépend largement de facteurs liés à l’environnement du logement ». Ainsi, la criminalité locale, la délinquance et l’existence de cambriolages dans le quartier augmentent le risque d’être victime d’un vol. Au contraire, vivre dans une commune rurale le diminue de près de 50 %. La taille du logement a également une influence. Plus la maison est grande, plus elle devient une cible potentielle.

Les dispositifs de sécurité ont « pour la plupart un effet dissuasif faible à ce stade du cambriolage ». Les caméras de surveillance, bien visibles à l’extérieur d’une maison, sont les plus protectrices et réduisent le risque de 22 % contre seulement 15 % pour les digicodes et 7 % pour les portes blindées. Dans le cas des immeubles, la présence d’un gardien diminue les risques (30 % environ).

Une fois entré, le cambrioleur a plus de 8 chances sur 10 de réussir

Dans le détail, dans près de 50 % des cas, l’effraction n’est pas suivie de vol. Mais une fois entré dans le logement même, l’auteur a « plus de 8 chances sur 10 de réussir son cambriolage ». L’entrée dans le logement est donc « l’étape décisive », selon l’étude. A ce stade, seule la présence dans le domicile d’une personne, d’un chien, ou le déclenchement d’une alarme a un « effet protecteur » pour empêcher le vol.

C’est au moment de l’entrée par effraction que les dispositifs de sécurité jouent pleinement leur rôle. 67 % des Français disposent d’un tel équipement dans leur résidence principale, rappelle une précédente étude de l’ONDRP. Pour les maisons, l’alarme, seule ou associée à une porte blindée ou un digicode, constitue une « protection efficace ». Concernant les appartements, le digicode doit être combiné avec une porte blindée et une alarme pour être le plus protecteur.

Par ailleurs, l’étude montre que les cambrioleurs« ne sont pas préparés » et sont plutôt « des amateurs ».

Pour consulter l’étude sur rôle des éléments de sécurité face aux cambriolages de l’ONDRP, cliquez ici.

A lire aussi