Voitures-radars : les contrôles de vitesse seront privatisés

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La vitesse excessive ou inadaptée est la cause de 26 % des accidents mortels.

Expérimentée d’abord en Normandie, la privatisation des contrôles de vitesse routiers sera progressivement déployée sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de permettre aux gendarmes et aux policiers de se recentrer sur « leurs missions prioritaires d’enquête [et] de sécurité », a expliqué le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dans une interview accordée samedi 2 septembre aux quotidiens régionaux du groupe Ebra.

Actuellement, 383 voitures banalisées, équipées d’un radar embarqué mais dépourvu de flash, sillonnent les routes de France. A leur bord, deux policiers ou deux gendarmes, l’un est chargé de la conduite, l’autre de régler manuellement l’appareil sur la vitesse maximale autorisée. Ces voitures ne roulent qu’une heure par jour et ne ciblent que les excès de vitesse importants. Le radar est capable de capter les excès de vitesse dans les deux sens. Il n’y a pas de flash et le PV est directement envoyé chez le conducteur.

Un radar autonome

Les voitures-radars conduites par des chauffeurs de sociétés privées disposeront d’un équipement innovant : un navigateur GPS, qui permet au conducteur d’afficher l’itinéraire pré-programmé à emprunter lors de sa mission, et quatre caméras (deux à l’avant et deux sur la plage arrière) pour lire les panneaux de limitation de vitesse. Le radar peut ainsi flasher les automobilistes en infraction de manière autonome et le chauffeur n’a donc plus besoin de copilote. Depuis le 24 février dernier, un premier test concluant a été mené dans l’Eure, en Normandie.

Le ministre de l’Intérieur assure que la verbalisation des contrevenants restera l’affaire de l’Etat. Elle sera opérée par le Centre automatisé de constatation des infractions routières (Cacir), un service commun à la police et à la gendarmerie nationale basé à Rennes, qui gère déjà les contrôles de vitesse opérés par les radars automatiques.

Une rémunération au forfait

Cette privatisation des radars embarqués inquiète l’association 40 Millions d’automobilistes qui a lancé depuis plusieurs mois une pétition en ligne pour dénoncer le dispositif. Selon elle, le seul objectif est de « verbaliser un maximum d’usagers » afin de « générer » d’importants revenus pour l’Etat. Surtout qu’il est prévu que ces véhicules circulent, non pas une heure par jour comme c’est le cas actuellement, mais huit heures.

Mais Gérard Collomb a promis qu’ « il n’y aura pas une poussée » pour qu’ « on mette le plus d’amendes possible ». Les sociétés privées« seront rémunérées au forfait et pas en fonction du nombre de PV ».

Pour la Sécurité routière, le but est d’enrayer la mortalité routière, en hausse pour la troisième année consécutive. La vitesse excessive ou inadaptée est la cause de 26 % des accidents mortels.

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