Voitures électriques : bientôt moins chères que les véhicules thermiques ?

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture
© nrqemi

Malgré les aides financières, les Français sont encore peu nombreux à passer à la voiture électrique. En cause notamment, le prix d’achat qui reste toujours plus élevé que leur équivalent thermique. Mais les choses pourraient bientôt changer. Selon une étude réalisée par Bloomberg New Energy Finance (BNEF) pour l’ONG Transport et Environnement et révélée ce lundi 10 mai par Le Figaro, la parité des prix entre les véhicules à essence et ceux à batterie électrique sera atteinte en Europe entre 2025 et 2027. Les modèles électriques deviendront même moins chers avant 2030.

L’étude a distingué les prix de quatre catégories de véhicules : les citadines (Clio, Opel Corsa, Peugeot 208, etc.), les berlines (Renault Megane, Peugeot 308, etc.), les SUV et les utilitaires légers (Kangoo, Berlingo, etc.). Ces derniers seront aussi peu coûteux à produire que leurs équivalents thermiques dès 2025, les SUV et les berlines électriques suivront à partir de 2026 et les petites citadines à partir de 2027. En 2030, une voiture électrique moyenne sera 18 % moins chère que son équivalent à essence hors taxes.

© ONG Transport et Environnement

Des batteries moins chères et une production plus efficace

Deux facteurs expliquent cette baisse des prix. D’abord, le coût des batteries neuves va chuter de 58 % d’ici 2030, par rapport à 2020. Les prix moyens mondiaux, qui ont été de plus de 137 dollars/kWh (kilowatts/heure) en 2020, devraient atteindre 100 dollars/kWh d’ici à 2024, et même 58 dollars/kWh en 2030, estiment les analystes de BloombergNEF.

Ensuite, la mise en place de chaînes de production dédiées aux véhicules électriques permettra aux constructeurs automobiles de réduire leurs coûts de 10 à 30 %, grâce à un assemblage plus simple, des batteries standardisées et des volumes de production plus élevés.

Renforcer les normes d’émissions de CO2

« D’ici six ans,une voiture électrique sera moins chère qu’une voiture thermique pour tous les nouveaux acheteurs, familles et professionnels. C’est une bonne nouvelle pour le climat, car une voiture électrique émet quatre fois moins de CO2 que son homologie thermique, même en comptant la fabrication de la batterie, explique Diane Strauss, directrice en France de l’ONG  Transport et Environnement.

Si « les législateurs renforcent les normes d’émission de CO2 des véhicules et lancent d’autres politiques pour stimuler le marché, à l’instar d’un déploiement plus rapide des points de recharge », les voitures et les utilitaires à batterie électrique pourraient représenter 100 % des ventes européennes de véhicules neufs d’ici 2035. Sans ces mesures, « l’Europe ne pourra pas atteindre son objectif de décarbonation d’ici 2050 », estime l’ONG. « Avec la baisse des prix des voitures électriques, le marché automobile se dirige naturellement vers une fin de vente des voitures thermiques en 2040. Mais pour remplir nos objectifs climatiques, il faudrait que la dernière voiture diesel ou essence soit vendue en 2035 », conclut Diane Strauss.

© ONG Transport et Environnement

 

A lire aussi