Vêtements techniques pour le sport : gare aux allégations mensongères !

Contenu ajouté à votre liste de lecture

Voir mes favoris

Contenu supprimé de votre liste de lecture

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
Inside Creative House

Ils luttent contre les mauvaises odeurs, régulent la température du corps, filtrent les rayons UV, résistent aux déchirures, protègent des taches, voire isolent contre les températures extérieures basses… Les textiles nouvelle génération dits « techniques » ou « fonctionnels » en raison de leurs propriétés innovantes ont le vent en poupe avec l’essor des pratiques pratiques. De plus en plus de professionnels revendiquent leur utilisation dans leurs produits… parfois de manière mensongère.

C’est ce que révèle la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans une enquête publiée sur son site internet le 3 juin dernier. En tout, 36 % des 67 établissements contrôlés en 2021 ont présenté des anomalies. En cause : « une surenchère dans l’emploi des allégations commerciales et une tendance à exagérer les bénéfices réels apportés par les produits », rapporte la Répression des fraudes.

Accumulation de termes pseudo-scientifiques pour inciter à l’achat

« Certains descriptifs et étiquetages recourent à une accumulation de termes « scientifiques » et de noms de marques commerciales censés correspondre à des technologies innovantes » pour inciter le consommateur à acheter le produit, relèvent les auteurs de l’enquête. Or, ces termes ne sont pas toujours expliqués par des précisions sur les propriétés objectives des produits. Pourtant, la loi est claire : il n’est possible d’attribuer des propriétés techniques à un produit que si elles sont fondées sur des preuves scientifiques vérifiables (article L.121-2 et suivants du Code de la consommation).

Les contrôleurs ont, par exemple, relevé des produits présentés comme thermorégulants, respirants ou ergonomiques, sans que le bien-fondé de ces allégations soient justifiées. Ce qui peut induire le consommateur en erreur, voire le tromper.

Utilisation des traitements biocides sans les mentionner sur l’étiquette

Par ailleurs, l’enquête pointe également du doigt les produits présentés comme antibactériens ou « anti-odeurs ». « Ces propriétés sont souvent mises en avant seules sur l’étiquetage », sans mention des traitements biocides contenant des substances chimiques, parfois sous forme de nanoparticules, responsables de cet effet, ce qui a pourtant été rendu obligatoire par une réglementation européenne. Six prélèvements analysés en laboratoire ont, ainsi, montré que deux produits étaient traités avec des nanoparticules d’argent, sans que cette information ne soit indiquée sur l’étiquette. Ils ont été retirés du marché.

Suite à l’enquête, les entreprises ont corrigé leur discours commercial par rapport aux propriétés techniques de leurs produits et communiquent désormais davantage sur la présence éventuelle de substances chimiques.

Sujets associés

POUR ALLER PLUS LOIN