Tatouages : 25 pigments interdits à partir de janvier 2022

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Jeune femme, tatouage
© davit85

De nombreux tatoueurs sont inquiets. À compter du 4 janvier 2022, certains éléments chimiques ne pourront plus être utilisés par les professionnels, suivant un règlement de l’Union européenne (UE) signé le 14 décembre 2020 par la présidente de la commission de Bruxelles, Ursula von Der Leyen.

« Dans l’Union, le nombre de personnes qui ont un tatouage ou un maquillage permanent est en augmentation constante, en particulier parmi les jeunes », est-il écrit dans les considérants, les justifications, du règlement, dont l’adoption était mue par un impératif de santé publique.

Les seuils de concentration de « 4 000 substances » chimiques « contenues dans les encres » vont être abaissés en début d’année prochaine, tandis que 25 pigments vont être interdits, explique sur son site le Syndicat national des artistes tatoueurs et des professionnels du tatouage.

Le 4 janvier 2023, l’encadrement des tatouages va être encore renforcé. Le texte bannit à cette date le recours à « deux pigments, Blue 15:3 et Green 7, présents dans de nombreuses teintes, et non seulement dans des bleues et des vertes », selon l’organisation. Malgré son « objectif de sécuriser des pratiques, cette restriction infondée ne fera que pousser les utilisateurs vers l’utilisation de produits non conformes », estime le Syndicat.

Une pétition lancée par un tatoueur autrichien

Un tatoueur autrichien, Erich Mähnert, a déposé en 2020 une pétition, qui avait recueilli 158 629 signatures mardi 7 décembre vers midi. « Le pétitionnaire affirme qu’une interdiction à l’échelle européenne du pigment Blue 15:3 et du pigment Green 7 aurait d’importantes répercussions négatives sur la compétitivité économique des tatoueurs et pigmenteurs européens par rapport aux prestataires de ces services en dehors de l’Union et mettrait en péril l’existence de ce secteur », indique le résumé du document, sur le site des pétitions du Parlement européen. « Les consommateurs pourraient se tourner vers des fournisseurs à l’étranger ou [...] vers des opérateurs sauvages », selon le résumé.

La pétition a été lancée « avant la publication du règlement européen » et « n’a pas vocation à empêcher » la mise en œuvre du texte, « mais elle représente une tentative d’ouvrir un dialogue avec les parlementaires de l’UE sur la problématique des pigments », précise le Syndicat national des artistes tatoueurs et des professionnels du tatouage.

Les professionnels ne peuvent faire pression qu’auprès d’institutions de l’Union européenne. Contrairement à la directive, le règlement est un acte juridique d’application directe dans les Etats membres de l’UE. Aucun texte n’est nécessaire pour la transposer et l’adapter en droit français.

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