TGV trop cher : 5 conseils pour payer moins

Prix qui peuvent varier du simple au décuple, TGV toujours plus chers sur les lignes les plus rentables, petites lignes de campagne et trains de nuit supprimés… Une enquête de 60 Millions de consommateurs épingle la SNCF.

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© Enzojz

« SNCF : tout déraille » : c’est une enquête accablante que livre le magazine 60 Millions de consommateurs sur la compagnie ferroviaire dans son numéro du mois de mars qui paraît ce jeudi 27 février. Le magazine a passé au crible 2 859 billets de trains *(TGV, Intercités et TER) pour analyser sa politique tarifaire.

L’enquête dénonce le manque de transparence sur les prix lié au "yield management" qui permet de faire varier les prix selon les capacités de transport : plus la demande est forte, plus les billets coûtent cher. Ainsi, un trajet direct en TGV en seconde classe Aix-en-Provence-Paris le week-end peut se payer entre 25 et 116 €, pour une moyenne de 80,78 €. Même chose pour un trajet Bordeaux-Paris qui coûte entre 16 et 111 € (65,86 € en moyenne). Un écart des tarifs qui peut aller de 1 à 11 sur certaines lignes de TGV. Face aux prix des trajets qui augmentent toujours, la SNCF n’ose plus communiquer sur les offres à 25 € qui se font rares et met en avant les billets à 49 €.

Mais les écarts de tarifs ne sont pas le seul grief fait à la SNCF. 60 Millions de consommateurs pointe également la disparition progressive des liaisons de campagne et la réduction de la fréquence de circulation des trains sur des liaisons entre Paris et des villes moyennes. « La SNCF se concentre sur les trajets qui transportent le plus de monde et génèrent le plus de revenus » et se détourne de sa mission de service public.L’Etat a repris la main sur les trains de nuit et les Intercités et les trains express régionaux (TER) sont gérés par les régions.

Il reste toutefois possible de voyager sans payer le prix fort en suivant ces cinq conseils.

Achetez le plus tôt possible, entre 3 et 9 mois

« En moyenne, les billets TGV et Intercités sont 8 à 13 % moins chers en s’y prenant un mois avant le voyage au lieu de quinze jours. Et en réservant deux mois à l’avance, l’économie moyenne passe à 20 % », note 60 Millions de consommateurs. Pour les vacances d’hiver, d’été ou les fêtes de fin d’année, le mieux est d’acheter vos billets dès l’ouverture des ventes. Pour en être informé, inscrivez-vous à l’alerte résa.

Hors périodes de grands départs, vous pouvez en principe réserver vos trajets quatre mois à l’avance, jour pour jour. Par exemple, si vous souhaitez voyager le 5 septembre, le billet sera disponible à partir du 5 mai. Quant aux Ouigo, ils sont mis en vente jusqu’à neuf mois à l’avance !

...ou achetez à la dernière minute

Si vous ne pouvez pas prévoir à l’avance votre départ, attendre la dernière minute peut être intéressant, particulièrement sur certaines grandes lignes moins tendues.

Soyez flexibles

Pour payer moins cher, évitez de partir aux heures de pointe (généralement entre 6h et 10h et entre 16h et 20h en semaine) ou préférez le Ouigo sur des gares plus excentrées.

...ou prenez la carte de fidélité

Si vous voyagez régulièrement, vous pouvez prendre une carte de fidélité Avantage. Déclinée en quatre profils (jeunes, senior, week-end, famille), elle coûte 49 €, est valable un an et permet de bénéficier d’une réduction de 30 % sur vos voyages (et même 60 % pour les enfants avec la carte famille).

Pensez au billet congé annuel !

Enfin, un bon plan peu connu, hérité du Front populaire mais toujours valable : vous pouvez bénéficier une fois par an d’une réduction de 25 % pour un voyage aller-retour, d'au moins 200 km en tout, à l’occasion d’un congé annuel en France. La réduction est même de 50 % si au moins la moitié du billet est réglée avec des chèques-vacances.

Ce qui signifie qu'il est possible d'obtenir un billet pour soi ainsi que toute sa famille sans sortir un centime, chaque année. 

* L’enquête repose sur l’analyse du prix de 2 859 billets de train vendus sur le site Oui.sncf les 8 et 9 janvier 2020.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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