Télévision : la publicité pourra être ciblée selon votre profil ou lieu d’habitation

Les chaînes peuvent désormais diffuser des publicités selon le profil ou le lieu d’habitation des téléspectateurs et programmer des films tous les jours de la semaine.

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© izzetugutmen

Selon votre profil ou votre lieu d’habitation, vous ne verrez désormais plus forcément les mêmes publicités à la télévision. Un décret publié jeudi 6 août au Journal officiel assouplit le régime encadrant la publicité et autorise la publicité dite « segmentée » ou ciblée.

Les chaînes de télévision peuvent diffuser, depuis vendredi 7 août par l’intermédiaire des box des fournisseurs d’accès à Internet, des spots publicitaires en fonction de la zone géographique ou du profil des téléspectateurs. Toutefois, les messages publicitaires programmés avant, pendant ou après les émissions pour enfants ainsi que ceux qui comportent l’indication par l’annonceur d’une adresse ou d’une identification locale explicite (sauf sur les programmes régionaux et locaux de France 3 par exemple) ne peuvent être ciblés. Ils doivent être diffusés simultanément dans l’ensemble de la zone de diffusion de la chaîne. Dans 24 mois, le gouvernement rendra public un rapport évaluant les impacts de ces dispositions.

Le décret autorise également pour une durée de 18 mois la diffusion de publicités en faveur du secteur du cinéma. Celles-ci étaient jusqu’ici interdites afin de ne pas favoriser les blockbusters américains au détriment des films indépendants, qui n’ont pas autant de moyens pour financer des campagnes publicitaires. Un rapport d’évaluation sera, là aussi, publié dans un délai de 15 mois afin de vérifier l’impact de cette autorisation sur le secteur du cinéma : distribution, fréquentation des salles, diversité des films ayant bénéficié de publicités, en particulier aux heures de grande écoute, au regard notamment du budget de production, de la langue d’expression et, pour les films français, de la part de films préfinancés.

Diffusion de films autorisée les mercredis, vendredis ou samedis soir

Un second décret, publié également jeudi 6 août au Journal officiel, modifie le régime de diffusion des films. Les chaînes (autres que de cinéma ou de paiement à la séance) peuvent diffuser jusqu'à 244 œuvres cinématographiques de longue durée, dont 196 (au lieu de 144 jusqu'alors) entre 20h30 et 22h30. Elles peuvent désormais les programmer à des jours ou soirs jusque-là interdits comme le mercredi soir, le vendredi soir ou le samedi et le dimanche dans la journée. Jusqu’à présent, seuls les films d'art et d'essai étaient autorisés les mercredis et vendredis soir après 22h30. La levée de cette interdiction était réclamée par les chaînes parce qu’elle ne s’appliquait pas aux plateformes de streaming.

Le samedi à partir de 20h30, elles ne peuvent diffuser que :

  • les films dont elles ont financé la production ;
  • les films d’art et d’essai figurant sur la liste établie par le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

Les chaînes de cinéma peuvent, elles, diffuser sur l’ensemble de leur programmation jusqu’à 800 film différents par an (au lieu de 500 jusqu’à présent). Chacun ne peut pas être programmé plus de sept fois pendant une période de trois semaines.

Le samedi à partir de 20h30, elles sont, par ailleurs, autorisées à diffuser ou rediffuser uniquement :

  • les œuvres cinématographiques dont elles ont acquis des droits de diffusion en exclusivité ;
  • les œuvres cinématographiques d’art et d’essai figurant sur la liste établie par le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) ;
  • les œuvres cinématographiques ayant réalisé moins de deux millions d’entrées en salles en France ;
  • les œuvres cinématographiques sorties en salles en France depuis au moins 30 ans.
df
Sarah Corbeel
Publié le

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