Téléphonie mobile : la fin des frais d’itinérance prolongée jusqu’en 2032 ?

La Commission européenne envisage de prolonger de 10 ans la suppression des frais d’itinérance entre les différents pays de l’Union européenne. Appliquée depuis le 15 juin 2017, la mesure permet de téléphoner depuis n’importe quel pays de l’UE sans surcoût.

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
3mn de lecture
© Poike

Alors que l’épidémie de Covid-19 a rendu les déplacements en Europe de plus en plus difficiles, la Commission européenne prépare déjà le retour à la normale. Elle a proposé mercredi 24 février de prolonger de dix ans la suppression des frais d’itinérance téléphonique (ou roaming) entre les pays de l’Union européenne, en vigueur depuis le 15 juin 2017. Cette mesure, qui permet de téléphoner, envoyer des SMS ou se connecter à Internet depuis n’importe quel pays de l’Union sans payer de surcoûts, doit normalement prendre fin le 30 juin 2022.

« Des millions d’Européens profitent des avantages de l’itinérance dans tout l’Union européenne sans frais supplémentaires. C’est une pierre angulaire établie et réussie du marché unique », s’est félicité Thierry Breton, commissaire européen à l’industrie. Sur les deux dernières années, plus d’un Européen sur deux a voyagé dans un autre pays de l’Union et 170 millions ont profité du roaming, selon les données de la dernière enquête Eurobaromètre.

Même qualité et vitesse de connexion à l’étranger qu’à la maison

Outre le prolongement pour dix ans supplémentaires, le nouveau règlement « garantira également de meilleurs services d’itinérance pour les voyageurs. Par exemple, les consommateurs auront le droit de bénéficier de la même qualité et de la même vitesse de connexion au réseau mobile à l’étranger que chez eux, là où des réseaux équivalents sont disponibles », explique la Commission européenne dans un communiqué. « En ce qui concerne les services 5G, les consommateurs devront savoir qu'ils sont capables d'utiliser certaines applications et certains services en itinérance », précise Bruxelles. Selon l’enquête Eurobaromètre, 33 % des Européens ont déclaré avoir connu une vitesse de leur Internet mobile inférieure à celle qu’ils ont habituellement dans leur pays d’origine et 28 %, que la norme de réseau était inférieure à celle de leur pays d’origine (par exemple, 3G au lieu de 4G).

Meilleur accès aux services d’urgence

Le nouveau règlement vise aussi à garantir que les voyageurs puissent être informés des moyens d’accéder aux services d’urgence, y compris ceux conçus pour les personnes handicapées, dans le pays de l’UE qu’ils visitent.

Il sera également demandé aux opérateurs de fournir suffisamment d’informations aux consommateurs sur les coûts accrus qu’ils pourraient encourir lors de leurs déplacements en utilisant des services à valeur ajoutée, tels que les services d’assistance technique, le service client des compagnies aériennes ou des compagnies d’assurance, ou même les numéros de téléphone gratuit qui peuvent s’accompagner de frais inattendus en itinérance.

Enfin, la Commission européenne propose de nouvelles réductions des prix de gros de l’itinérance que les opérateurs se refacturent entre eux pour l’utilisation de leurs réseaux lorsque les clients se rendent à l’étranger. Cela se ferait en deux temps : une première réduction à partir du 1er juillet 2022 et une deuxième à partir du 1er janvier 2025.

Une fois adopté, le règlement européen s’appliquera de manière automatique et uniforme au sein des 27 pays de l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein et en Norvège. En revanche, le Royaume-Uni n’est plus concerné par la mesure depuis le 1er janvier dernier, même si la majorité des opérateurs britanniques ont décidé de maintenir la suppression des frais d’itinérance.

A lire aussi

Partager cet article :