Sécheresse : quelles conséquences sur votre pouvoir d’achat ?

Contenu ajouté à votre liste de lecture

Voir mes favoris

Contenu supprimé de votre liste de lecture

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
Coucher de soleil dans l’Aube. - image2roman

La crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et les conséquences de ces événements mondiaux ont fait grimper l’inflation. Une autre menace pèse sur les prix des produits alimentaires : la possibilité d’une sécheresse dans le pays.

Le 8 mars, le Bureau de recherches géopolitiques et minières (BRGM) a alerté dans un communiqué repéré par Les Echos« Du fait du manque de précipitations efficaces à partir de janvier, la situation des nappes phréatiques à fin février est peu satisfaisante », a expliqué l’établissement public, notant que les nappes du Bassin parisien, du Bassin Artois-Picardie et « des formations fluvioglaciaires du Rhône » ont des situations « plus favorables ».

Un déficit de pluie généralisé

Eau France a relevé dans un document publié le 15 mars, un « déficit pluviométrique généralisé », qui « a favorisé l’asséchement des sols sur une grande partie du pays »« Les sols se sont toutefois humidifiés sur l’ouest de la Bretagne et le Cotentin où ils sont proches de la saturation. Ils restent très humides du Pas-de-Calais à l’intérieur de la Normandie, du nord de l’Aquitaine au Limousin et au nord de l’Aveyron et sont proches de la saturation sur les Pyrénées centrales, les Alpes du Nord, le Jura ainsi que des Vosges au nord de la Lorraine et des Ardennes », détaille le service public d’information de l’eau dans son Bulletin national de situation hydrologique au titre du mois de mars, également cité par Les Echos.

« À l’inverse, les sols superficiels deviennent modérément humides sur le nord du Poitou, l’est du Gers et localement sur le Massif central et assez secs sur le pourtour méditerranéen et la Corse hormis sur le relief », ajoute Eau France.

Un printemps plus chaud, particulièrement en France

Malgré la vague de froid qui touche le pays en cette fin de semaine, les températures doivent être supérieures aux normales saisonnières entre mars et mai. « En température moyenne » durant cette période, « le scénario plus chaud que la normale est privilégié sur pratiquement toute l’Europe » et en particulier l’Hexagone, prévoit Météo France sur son site le 28 février.

Le risque de sécheresse s’est matérialisé dans d’autres pays producteurs agricoles, ainsi le l’Espagne et le Portugal et le Maroc, « particulièrement touchés par le déficit pluviométrique de l’hiver », rapporte La Croix« Les mois de mars, avril et mai devraient être plus chauds et plus secs que la normale » dans ces pays, selon le quotidien.

Le climat a un impact sur la hausse des prix

Le climat, en France et au-delà des frontières, constitue l’une de causes de la hausse des prix de certains produits alimentaires. Entre février 2021 et février 2022, la société spécialisée dans l’analyse de données NielsenIQ a enregistré une hausse des prix des pâtes (+ 11,4 %), des légumes secs (+ 3,4 %), des huiles (+ 2,6 %), du café torréfié (+ 2,5 %) et du riz (+ 2,4 %), rapporte le site du magazine spécialisé LSA.

« Le dérèglement climatique met en danger le marché des pâtes alimentaires : des pluies beaucoup trop abondantes en Europe et une sécheresse sans précédent au Canada conduisent à une pénurie de blé dur, seule matière première des pâtes alimentaires, et à la flambée historique des cours mondiaux », affirmaient dans un communiqué du 16 août 2021 le Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France (Sifpaf) et le Comité français de la semoulerie industrielle (CFSI).

Inutile cependant de faire des stocks de pâtes ou d’autres produits alimentaires. Cela ne ferait qu’entretenir l’inflation.

Sujets associés

POUR ALLER PLUS LOIN