RSA, AAH, APL, retraites, chômage, épargne... Découvrez tout ce qui augmentera cet été

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axelbueckert - iStock

Donnée à 5,9 % en juin, l'inflation générale des prix pourrait atteindre 7 % en septembre, selon nos confrères des Échos. Un contexte peu favorable au porte-monnaie des ménages français, d'autant que les effets de la crise énergétique pourraient être dévastateurs dès le début de l'hiver prochain. 

De quoi obliger l'exécutif à réagir pour soulager les budgets tout en évitant un automne social explosif dans un contexte de crise politique à l'Assemblée nationale. C'est notamment le but du projet de loi pouvoir d'achat qui doit prochainement être discuté par les députés. Voici ce qu'il prévoit. 

RSA, AAH, Aspa APL... Le boom des aides de la CAF

Premiers bénéficiaires de la vague de revalorisation à prévoir : les allocations de diverses aides versées chaque mois par les Caisses d'allocations familiales (CAF). Dans son projet de loi pouvoir d'achat, le gouvernement prévoit ainsi de revaloriser les montants du revenu de solidarité active (RSA), de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) ou encore de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). La prime d'activité et les allocations familiales sont également concernées par ces revalorisations massives.

Ces hausses devraient atteindre 4 % pour chacune de ces aides touchées par des millions de Français. Un niveau censé compenser les effets de l'inflation sur le pouvoir d'achat. Pour rappel, ces aides de la CAF avaient déjà bénéficié d'une revalorisation de leur montant de 1,9 % au 1er avril dernier.

Quels seront les nouveaux montants de base du RSA, de l'AAH et de l'Aspa dès cet été ?

 Montant au
1er avril 2022
Montant présumé au
1er juillet 2022
RSA (pour une personne seule)575,52 €598,54 €
AAH (montant mensuel maximum)919,86 €956,65 €
Aspa (pour une personne seule)916,78 €953,45 €

La hausse des aides au logement actée

C'est une surprise : initialement, les aides au logement ne devaient pas être intégrées à l'éventail des revalorisations prévues pour cette été. En effet, les APL, ALF et ALS, versée par les Caisses d'allocations familiales (CAF) sont généralement augmentées au 1er octobre. Toutefois, le gouvernement a décidé de faire une exception, comme l'a annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à nos confrères de BFMTV/RMC, ce lundi 27 juin. 

Les aides au logement seront donc bien augmentées de 3,5 % en juillet. De quoi soulager le budget de millions de Français qui en bénéficient tous les mois.

Le gouvernement accepte (presque) de plafonner les loyers

C'est une autre annonce surprise signée Bruno Le Maire, ce lundi 27 juillet : alors que le gouvernement se montrait hésitant sur le blocage des loyer, il a finalement décidé de céder - en partie - aux revendications de nombreuses associations de défense des consommateurs et des locataires. Se refusant à interdire les augmentations des loyers, l'exécutif va créer un « bouclier loyers » calqué sur le dispositif du « bouclier énergie », mis en place depuis l'automne 2021. En clair : les loyers pourront bel et bien augmenter dans les prochains mois, mais cette hausse sera limité à 3,5 % pendant un an. 3,5 %, un niveau qui coïncide avec la revalorisation des aides au logement évoquée plus haut.

Un chèque alimentaire versé à la rentrée

Fin 2021-début 2022, près de 40 millions de Français ont pu bénéficier du versement d'une indemnité inflation de 100 euros destinée à les aider à surmonter la hausse des prix, notamment celle du carburant et de l'alimentation. À l'aube de l'été, le gouvernement souhaite réitérer l'opération, cette fois en ciblant plus les foyers les plus en difficulté. 

Cette indemnité pourrait s'élever à 100 euros par foyer, plus 50 euros par enfant. L'exécutif a d'ores et déjà affirmé que ce versement s'effectuera en une seule fois, à la rentrée de septembre.

Retraite : les pensions indexées sur l'inflation

Autre catégorie de la population qui bénéficiera des mesures anti-inflation du gouvernement : les retraités. Emmanuel Macron l'avait en effet promis au cours de sa campagne pour sa réélection au printemps dernier : les pensions de retraite de base seront bel et bien indexées sur le niveau de l'inflation dans le courant de l'été. 

Là aussi, donc, le montant de ces pensions devrait augmenter d'au moins 4 %. Le projet de loi pouvoir d'achat qui sera prochainement présenté par le gouvernement à l'Assemblée nationale prévoit que cette hausse interviendra sur les pensions de retraite du mois de juillet, celles-ci étant versées au début du mois d'août. 

Chômage : l'Unédic vote la revalorisation

Dans le sillage du projet de loi pouvoir d'achat, l'Unédic, l'organisme qui gère l'assurance-chômage, a voté en conseil d'administration la revalorisation des allocations versées aux chômeurs par Pôle emploi. Cette hausse s'élèvera à 2,9 % au 1er juillet prochain. 

Cette revalorisation a notamment été critiquée par le comité national CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires (CNTPEP-CGT) qui dénonce une « revalorisation indécente »

Fonctionnaires : dégel du point d'indice

Toujours dans le cadre du contenu du projet de loi pouvoir d'achat : celui-ci prévoit le dégel du point d'indice des fonctionnaires après plusieurs années de statu quo

Si le dégel est acté depuis plusieurs mois au sommet de l'État, l'ampleur de la revalorisation salariale vient tout juste d'être dévoilée par le ministère de la Fonction publique, ce mardi 28 juin : le point d'indice sera réévalué de 3,5 % au 1er juillet 2022. À titre indicatif, la CFDT réclamait une hausse des salaires d'au moins 3 %.

L'intéressement facilité pour toutes les entreprises

On connaît l'attachement du gouvernement à l'intéressement pour accroître les revenus des salariés du privé. Et bien, il se pourrait qu'une partie du projet de loi pouvoir d'achat soit consacré à ce dispositif.

En effet, nos confrères du Parisien, citant l'Agence France Presse (AFP) révèlent que l'exécutif a pour objectif de permettre à chaque employeur d'intéresser ses salariés au bénéfice de l'entreprise et ce, sans besoin d'un accord de branche préalable ou encore de concertation avec les représentants syndicaux. 

Le plafond de la prime Macron triplé

C'est une autre promesse de campagne d'Emmanuel Macron : le président réélu proposait au printemps dernier de tripler le plafond de la prime défiscalisée qui porte son nom. L'objectif : permettre aux entreprises de moins de 50 salariés qui le souhaitent de verser jusqu'à 6000 euros, et non plus 2000 euros, à leurs employés. Pour les plus grosses sociétés, le plafond sera lui fixé à 3000 euros par an. 

La prime de transport se renforce

Voici également de quoi aider les salariés, et particulièrement ceux qui ont besoin de leur voiture pour se rendre au travail : toujours dans le cadre du plan en faveur du pouvoir d'achat, l'exécutif veut renforcer la prime de transport versée par les entreprises à leurs salariés pour les aider à supporter le coût de leurs déplacements professionnels. 

« Le plafond d’exonération fiscale et sociale de la prise en charge par l’employeur des frais de carburant de ses salariés sera ainsi doublé, de 200 à 400 euros pour les années 2022 et 2023 [...] Et les salariés pourront aussi cumuler cette prime avec la prise en charge par l’employeur de 50 % du prix des abonnements aux transports en commun », toujours selon Le Parisien qui cite l'AFP.

Épargne : la rémunération du livret A devrait doubler

Enfin, il est à noter que, dès le 1er août prochain, le taux de rémunération des principaux livrets d'épargne devrait doubler. Le gouverneur de la Banque de France a récemment officialisé cette revalorisation, sans en dévoilé le niveau. 

Selon les calculs, le taux du livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS) pourrait atteindre les 2 % de revalorisation tandis que le livret d'épargne populaire, destiné aux épargnants non soumis à l'impôt sur le revenu, pourrait allègrement dépasser les 4 % de rémunération dès la fin de l'été. 

Énergie : le bouclier tarifaire et la remise carburant prolongés

Du côté de l'énergie, le gouvernement a d'ores et déjà prévu la prolongation des dispositif existant. D'un côté, le bouclier tarifaire à l'œuvre sur les prix du gaz et de l'électricité devrait rester en place jusqu'à la fin de l'année 2022. Concernant l'essence et le diesel, dont le prix moyen au litre dépasse allègrement les 2 euros, la remise de 18 centimes sera toujours en vigueur au mois d'août afin d'aider les Français qui partent en vacances cet été. En revanche, dès la rentrée, l'exécutif prévoit de cibler cette aide sur les « gros rouleurs ». 

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