Electricité : risque-t-on le « black-out » cet hiver ?

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a nié mardi tout risque de « black-out », malgré les craintes émises en novembre 2020 par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE.

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Electricité
© olrat

Les foyers et les entreprises vont-ils subir des coupures d’électricité dans les prochaines semaines ? Barbara Pompili se veut rassurante : la ministre de la Transition écologique a affirmé mardi 27 janvier que « les Français seront approvisionnés en électricité normalement cet hiver ».

« Il n’y aura pas de black-out, contrairement aux idées que vous essayez de faire passer », a assuré Barbara Pompili en réponse au député Les Républicains (LR) Julien Aubert, au cours de la séance des questions au gouvernement, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

L’élu de droite avait rappelé la recommandation émise le 7 janvier par la société Réseau de transport d’électricité (RTE).

Cette filiale d’EDF avait invité « les Français à réduire leur consommation d’électricité en appliquant des éco-gestes », pour « éviter tout risque de coupure ». Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité craignait sur son site que la faiblesse « des températures » prévue le lendemain provoquât une hausse de « la consommation ». « Les prévisions de RTE indiquent que la production sera suffisante (88 200 mégawatts) pour couvrir tous les besoins des Français. Néanmoins, les marges de sécurité seront réduites », poursuivait la société.

Un hiver « sous vigilance particulière »

En novembre 2020, déjà, RTE soulignait que l’hiver « rest[ait] placé sous vigilance particulière, principalement à cause de la crise sanitaire ».

« Si les conditions météorologiques s’avèrent normales, alors aucune difficulté ne sera à attendre sur l’approvisionnement en électricité », estimait l’entreprise. Mais la filiale d’EDF prévenait qu’« en cas de vague de froid, principalement en janvier et, surtout en février, des difficultés pourraient survenir ».

Réseau de transport d’électricité s’inquiétait de possibles difficultés d’approvisionnement en janvier, en février et début mars. À la fin du mois prochain, « 13 réacteurs seront à l’arrêt à la suite du report des programmes de maintenance des réacteurs nucléaires depuis le début de la crise sanitaire », expliquait RTE. Barbara Pompili a d’ailleurs rappelé que « des opérations de maintenance » n’ont pu être accomplies « pendant le confinement ».

Le premier confinement « et la nécessité d’adopter les gestes barrières ont en effet entraîné des perturbations dans le calendrier de maintenance des centrales nucléaires d’EDF, habituellement concentrées au printemps et à l’été, en période de moindre demande d’électricité », détaille-t-on au ministère de la Transition écologique auprès de Dossier Familial.

Le ministère dit s’être mobilisé avec EDF et RTE « dès le printemps 2020 pour atténuer cet impact sur le système électrique »« Les différentes mesures mises en œuvre ont ainsi nettement amélioré les prévisions initiales, en particulier pour les mois de novembre et décembre », sans écarter la possibilité de tensions sur l’approvisionnement par la suite, ajoute-t-on de même source.

« Au vu des prévisions météo et donc de consommation et de production réalisées par RTE, la sécurité d’approvisionnement en électricité sera assurée dans les jours à venir », affirme-t-on à la présidence de la société auprès de Dossier Familial.

Selon Météo France, la semaine du 1er au 7 février « s’annonce plutôt douce et humide sur la plupart des régions ». S’agissant des deux semaines qui suivent, « aucun scénario dominant ne se dégage » encore, précise l’organisme sur son site. Pour l’heure, aucune vague de froid n’est à redouter.

Les moyens d’action de RTE

D’après RTE, devant des aléas techniques ou météorologiques, en dehors de la recommandation de pratiquer des gestes d’économies, l’entreprise peut mettre les moyens d’actions suivants « pour garantir la sécurité d’approvisionnement » du pays :

l’arrêt de la consommation de sites industriels, considérés comme des consommateurs importants sous contrats avec RTE ;

une baisse de la tension sur le réseau de distribution de 5 %, qui aboutit à une légère réduction de la performance des appareils électriques ;

des coupures organisées, localisées et temporaires, en tout dernier lieu.

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