Recueil de plainte chez autrui : une expérimentation pour les victimes de violences conjugales

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Femme, violences conjugales
© laflor

C’est une innovation devant bénéficier aux femmes victimes de violences conjugales. Fin 2021, une expérimentation dans certains départements va permettre aux victimes de violences conjugales de déposer plainte en dehors d’un local de police ou de gendarmerie, a annoncé mardi 12 octobre le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à la commission des Lois de l’Assemblée nationale.

« Nous allons lancer avec la ministre déléguée [chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa], à partir de la fin de l’année, une expérimentation qui permettra dans certains départements que les policiers et gendarmes se déplacent » pour recueillir des plaintes, a fait savoir Gérald Darmanin, cité par l’Agence France-Presse (AFP).

« Si vous êtes une femme violentée et que vous avez choisi d’être chez votre assistante sociale, votre amie, votre maman, à la mairie et que vous avez peur du commissariat (l’accueil qu'on peut vous apporter, le regard des autres, la difficulté de rentrer dans un commissariat, ce n’est jamais évident) », la police ou la gendarmerie pourra recueillir votre plainte en dehors de leurs locaux, a expliqué Gérald Darmanin. 

Le dépôt de plainte est une dénonciation permettant à une personne s’estimant victime d’une infraction de signaler les faits à la justice.

La possibilité de déposer plainte dans certains hôpitaux

Les victimes de violences conjugales ont déjà la possibilité de déposer plainte dans certains hôpitaux où elles reçoivent des soins après les faits subis, une mesure du Grenelle contre les violences faites aux femmes. 

En clôture de l’événement, le 25 novembre 2019, le gouvernement rapportait la conclusion de « conventions » expérimentales permettant « la prise » de ces dénonciations « dans les hôpitaux ».

Interrogé par Dossier Familial pour savoir combien de conventions sont en cours, le cabinet de Gérald Darmanin ne nous a pas répondu.

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