Quels sont les comportements dangereux les plus répandus sur les routes ?

Les conducteurs ont davantage roulé au-delà des limites autorisées en 2018 que l’année précédente.
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Les conducteurs ont multiplié les comportements à risque en 2018.
Les conducteurs ont multiplié les comportements à risque en 2018. © Monkey Business

La Sécurité routière a mis en lumière ce paradoxe mercredi 9 octobre : malgré une diminution du nombre d’infractions constatées en 2018, les conducteurs ont multiplié les comportements à risque.

Les forces de l’ordre (hors polices municipales) ont relevé 19,7 millions d’infraction en 2018, contre 24 millions l’année précédente (à l’exclusion des infractions pour stationnement non payé, devenues forfaits de post-stationnement), fait savoir dans un communiqué l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Cette « baisse ‘‘mécanique’’ [...] s’explique principalement par la dégradation massive subie par les radars à la fin de l’année 2018 », précise l’ONISR.

Relâchement

Mais « de nombreux » appareils « vandalisés, hors d’état de produire des messages d’infractions, ont [...] continué à enregistrer les vitesses des véhicules », ajoute l’Observatoire.

Les conducteurs se sont relâchés : les dispositifs ont montré « la multiplication par 4 du nombre des excès de vitesse dans les zones contrôlées par rapport à la période précédant ces dégradations massives ».

Les appareils « encore en fonctionnement » ont aussi établi une « hausse significative des excès de vitesse ».

Le nombre de délits routiers, les infractions d’une gravité intermédiaire entre les contraventions et les crimes, a progressé de 5,9 %, pour atteindre 629 601 en 2018. C’est la « quatrième année consécutive de hausse ».

La Sécurité routière évoque parmi ces délits :

  • les refus d’obtempérer et les entraves à la circulation (+ 36,3 %) ;
  • la conduite de véhicule après usage de stupéfiants (ou le refus de se plier au contrôle, + 29 %), qui fait l’objet depuis 3 ans d’une nouvelle méthode de dépistage, dite « bord de route » ;
  • les délits de fuite après un accident (+ 1,3 %), marque de comportements dangereux tels la conduite sans permis, sans assurance ou alcoolisée.

Repli du nombre de points retirés

Le nombre de points retirés l’année dernière a diminué de 1,9 %, pour s’élever à 14,9 millions. Les raisons les plus fréquentes de retrait sont les excès de vitesse, les franchissements de feu rouge et le téléphone tenu en main.

La Sécurité routière conclut en traçant « le profil type de l’auteur présumé d’accident mortel ». Les hommes sont à l’origine de 83 % de ces drames. Dans la moitié des cas, le conducteur disposait de moins de 12 points, le capital maximal.

df
Timour Aggiouri
Publié le