Que va décider l’exécutif lors du conseil de défense  ?

Le président de la République, Emmanuel Macron, doit réunir vendredi un nouveau conseil de défense, alors que l’épidémie de Covid-19 marque une recrudescence dans le pays.

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Conseil de défense
À l’Hôpital européen de Marseille, le 8 septembre. © Eric Gaillard – Reuters

Quatre mois pile après le début de la sortie progressive du confinement, l’exécutif doit annoncer vendredi 11 septembre, lors d’un conseil de défense, de nouvelles mesures contraignantes contre l’expansion du Covid-19, dont le nombre de cas rebondit.

« Ce que nous devons faire c’est nous adapter à l’évolution du virus. […] Nous aurons des décisions à prendre, mais voilà, il faut je pense continuer à être exigeants, réalistes, sans céder à quelque panique que ce soit », a indiqué jeudi, lors d’un déplacement en Corse, le chef de l’Etat, cité par l’Agence France-Presse (AFP).

Hors caméra, le président de la République a demandé aux médias de ne « pas dramatiser le conseil de défense », rapporte BFM TV. « Il ne faut pas penser que les décisions de demain, ce sera le grand soir », a averti Emmanuel Macron.

Lors d’une conférence de presse en ligne, l’immunologue Jean-François Delfraissy a estimé mercredi indispensable la prise de mesures « dans les huit à dix jours maximum », jugeant « inquiétant » le niveau de l’épidémie sur le territoire, en particulier dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, d’après l’Agence France-Presse (AFP). Il risque d’y avoir « une augmentation très rapide, exponentielle, dans un deuxième temps », craint le président du conseil scientifique, qui éclaire l’exécutif dans la crise sanitaire.

Fermetures, confinement... Des solutions locales

L’exécutif est-il susceptible d’imposer des reconfinements localisés, la fermeture de certains lieux publics ou encore de renforcer l’interdiction de certains rassemblements, comme l’envisage LeFigaro.fr en employant le conditionnel ?

Emmanuel Macron a souligné la nécessité de « décliner territorialement » les mesures prises, sans évoquer des restrictions concernant les déplacements. L’exécutif reste contre la mise en place d’un confinement total ou limité à certaines zones géographiques, susceptible de pénaliser l’activité économique et d’entraîner de lourdes conséquences sociales, sanitaires et psychologiques. Jean-François Delfraissy est lui-même défavorable à cette hypothèse, tout en admettant jeudi sur RTL qu’elle n’est pas exclue « en cas de situation critique ».

À Marseille, les bars et restaurants doivent fermer à minuit et demi, a annoncé la préfecture des Bouches-du-Rhône le 5 septembre, après avoir exigé une fermeture à 23 heures depuis le 25 août.

Les rassemblements publics de plus de 5 000 personnes sont interdits dans toute la France, au moins jusqu’au 30 octobre.

Raccourcissement de la quatorzaine

Le ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé mardi la mise en discussion en conseil de défense de la baisse de 14 à 7 jours de la période de mise à l’abri des personnes testées positives au Covid-19.

Saisi sur le sujet par Olivier Véran, le conseil scientifique « est favorable » à une telle réduction « dans un certain nombre de situations », a précisé le ministe.

« On est davantage contagieux dans les cinq premiers jours ou qui suivent les symptômes ou qui suivent la positivité d’un test, et ensuite cette contagiosité diminue de façon très importante. Et au-delà d’une semaine, elle est très faible, elle demeure, mais elle est très faible », a expliqué Olivier Véran. Emmanuel Macron et le Premier ministre, Jean Castex, vont également trancher sur ce point.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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