Prix des carburants : la ristourne de 18 centimes suspendue dès le mois d'août ?

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© Sarah Meyssonnier - Reuters Connect

Depuis le 1er avril dernier, les automobilistes bénéficient automatiquement d’une remise de 18 centimes par litre de carburant lorsqu’ils font le plein dans une station-service en France. Mais ce coup de pouce du gouvernement pour aider les Français à faire face à la flambée des prix des carburants doit prendre fin le 31 juillet prochain. Afin de ne pas laisser les conducteurs sans aide, l’exécutif réfléchit à un nouveau dispositif.

« Nous maintiendrons un dispositif sur le carburant parce que les prix à la pompe continuent d’être très élevés », a déclaré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, lundi 25 avril sur France Info. En baisse depuis plusieurs semaines, les tarifs des carburants sont repartis à la hausse la semaine dernière, selon les derniers chiffres du ministère de la Transition écologique. Le litre de gazole coûtait en moyenne 1,8759 euros vendredi dernier en France (+ 6,4 centimes en sept jours) et le litre de sans-plomb 95 E10 s’établissait en moyenne à 1,7446 euros (+ 1,3 centimes).

Une aide « plus ciblée »

Mais pour l’heure, les contours de la nouvelle aide ne sont pas encore arrêtés. Si la ristourne de 18 centimes profite à tous les Français, particuliers comme professionnels, le mécanisme qui la remplacera pourrait être plus ciblé. « L’aspect négatif [du dispositif actuel], c’est [son] uniformité, a observé le ministre de l’Economie. Tout le monde en bénéficie, même les automobilistes qui ont des revenus très élevés ou qui n’utilisent pas leur véhicule pour aller travailler. Ce serait plus juste et plus efficace, si la remise profitait davantage aux personnes qui font 150 kilomètres par jour, voire davantage, pour leur activité : les infirmières par exemple », a-t-il répondu sur France Info.

Aussi, tout en répondant « avec prudence et humilité » parce qu’il pourrait ne plus être ministre de l’Economie dans quelques jours, Bruno Le Maire s’est dit favorable à « une aide plus significative et plus ciblée » sur « les personnes qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler ou parce qu’ils sont de gros rouleurs ».

Vers un chèque ou un crédit d’impôt ?

D’après La Tribune, elle pourrait prendre la forme d’un chèque ou d’un crédit d’impôt. Afin d’identifier les personnes qui en auraient besoin, le ministère de l’Economie a effectué « un gros travail technique » de croisement des données entre les niveaux de revenus des ménages, le véhicule utilisé, la consommation du véhicule et le nombre de kilomètres parcourus qui « nous permet aujourd’hui d’avoir un dispositif qui soit plus ciblé », a indiqué Bruno Le Maire. Ce dernier estime que la mesure pourrait être votée « dès l’été, vers le mois de juillet ».

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