Près d’un gel hydroalcoolique sur quatre déclaré non-conforme et dangereux

Sur 162 gels et solutions vendus pour la désinfection des mains, un geste barrière contre le Covid-19, 35 % sont « non conformes et dangereux », selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

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Gels hydroalcooliques
© Pascal Rossignol – Reuters

Certains gels et solutions hydroalcooliques ne vous permettent pas de vous désinfecter correctement les mains, un geste barrière contre le Covid-19. Sur 162 produits analysés, 13 % ne contiennent pas assez d’alcool et sont « non conformes et dangereux », fait savoir, dans un communiqué publié jeudi 18 novembre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Au 12 novembre, « 73 % des produits analysés » par un service commun à cette administration et à la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), « ont été déclarés soit non conformes (38 %), soit non conformes et dangereux (35 %) ». Plus de 180 prélèvements ont été menés.

Vingt-et-un produits, soit 13 % du total des liquides analysés, « ont présenté une teneur en alcool insuffisante et se sont donc révélés non conformes et dangereux ». Seuls sont efficaces pour la désinfection des mains les gels et solutions dont la teneur en alcool (éthanol, propan-1-ol ou propan-2-ol), exprimée en volume, est d’au moins 60 %, ou encore ceux répondant à la norme NF EN 14476.

« Un étiquetage minimisant les dangers »

Si 36 gels et solutions (22 % de tous ceux analysés) contiennent suffisamment d’alcool, ils « ont également été déclarés non conformes et dangereux en raison d’un étiquetage minimisant les dangers », surtout celui de l’« inflammabilité ». Enfin, 61 produits (38 %) « ont été reconnus non conformes du fait d’un étiquetage incomplet ou incorrect ».

La DGCCRF souligne le caractère « facilement inflammable » de l’alcool. L’étiquette des gels et solutions doit mentionner les « dangers et les précautions d’emploi à suivre pour les utiliser en toute sécurité ».

Les produits dont les prélèvements montrent un danger ou une non-conformité sont visés par des « mesures de retrait et/ou de rappel ». Pour ceux vendus dans d’autres pays de l’Union européenne (UE) que la France, des informations sont échangées avec ces Etats.

Les prélèvements des gels et des solutions hydroalcooliques sont ciblés

La DGCCRF vérifie « l’efficacité » et « la sécurité » des gels et solutions, en se fondant notamment sur un avis rendu le 8 juin par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), « qu’elle avait co-saisie au printemps avec la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) ». Elle indique avoir « lancé, dès réception de l’avis de l’Anses, un plan de prélèvements et de contrôle de ces produits ».

Les enquêteurs ciblent leurs prélèvements « sur les produits pour lesquels les analyses sont le plus susceptibles de révéler des dangerosités », après avoir constaté par exemple des « incohérences liées à leur emballage, à leur étiquetage ou à leur présentation ».

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