Pêche durable : comment acheter responsable ?

Du 17 au 23 février se tient la Semaine de la pêche responsable en France. L’occasion de vous donner quelques pistes pour acheter du poisson sans menacer la biodiversité.

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En 2019, 49 % des volumes de poissons pêchés en France sont issus d’une pêche durable, contre 15 % il y a 20 ans, selon les chiffres de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Mais la surpêche touche encore 26 % des populations de poissons exploitées et 2 % sont considérées comme « effondrées » (la quantité de reproducteurs est insuffisante pour le renouvellement de l’espèce), parmi lesquelles le cabillaud en mer Celtique. A l’échelle mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime à 33,1 % les stocks de poissons sauvages surexploités. Pour sensibiliser les citoyens à la préservation des ressources aquatiques, le Marine Stewardship Council (MSC) et l’Aquaculture Stewardship Council (ASC) organisent pour la 4e année consécutive la Semaine de la pêche responsable du 17 au 23 février. Car chaque consommateur peut agir pour lutter contre la surpêche.

1. Consommer moins de poisson

Le premier réflexe à adopter est de limiter sa consommation. Chaque Français mange en moyenne 35 kg de poisson par an dont 24 kg sont importés, alors que la moyenne nationale était de 9 kg en 1950. Selon l’ONG WWF, il faudrait consommer 8 kg par an par personne pour préserver les ressources de la mer.

2. Choisir des espèces certifiées

Pour s’assurer de la durabilité du poisson, référez-vous aux labels. Le plus connu est le label MSC, délivré par l’ONG Marine Stewardship Council (Conseil pour la bonne gestion des mers). Créé en 1997 par l’ONG WWF et Unilever, il garantit que le poisson a été pêché d’une manière responsable, en laissant suffisamment de stocks pour assurer la pérennité des populations et en respectant l’environnement marin. Plus récent, le label ASC a été créé en 2010 pour les poissons issus de l’aquaculture durable. Enfin, FranceAgriMer a lancé en 2017 son propre label « Pêche durable ».

3. Consommer des poissons de taille adulte

Abstenez-vous également de manger des poissons trop jeunes. En-deçà d’une certaine taille, un poisson n’est pas encore adulte et n’a donc pas eu le temps de se reproduire. N’hésitez pas à questionner votre poissonnier pour vous assurer que vous achetez un poisson adulte. A titre d’exemple, la taille adulte d’une sardine est d’au moins 11 cm, d’un maquereau d’au moins 18 cm, d’une dorade d’au moins 20 cm, d’une sole d’au moins 24 cm et d’un merlu d’au moins 30 cm.

4. Diversifier votre assiette et consommer de saison

Pensez également à diversifier votre assiette et à consommer de saison et local. Pour vous guider, consultez le site MrGoodFish (ou téléchargez l’application mobile). Il vous donne des espèces à consommer à chaque saison. Jusqu’au 20 mars, il en recommande une soixantaine parmi lesquelles la dorade, l’églefin, le hareng, le grondin rouge, la fausse limande, le merlu ou encore le turbot.

Pour identifier les espèces menacées et celles gérées durablement, tournez-vous vers l’application mobile Planète Océan de la Fondation Good Planet. Disponible gratuitement sur GooglePlay et l’Apple Store, elle répertorie plus de 100 espèces de poissons, coquillages et crustacés selon leur provenance, l’état de leur stock et leurs techniques de pêche.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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