Pass sanitaire : la SNCF ne contrôle pas tous les voyageurs

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Train, contrôleur, contrôle, passagers
© Raphael Kessler/Hans Lucas via Reuters Connect

Le temps du « rodage » a pris fin. Depuis le 9 août, de nombreux usagers de la SNCF sont tenus de disposer du pass sanitaire. Mais le respect de l’obligation, qui s’applique aux TGV Inoui, aux Intercités à réservation obligatoire, aux Ouigo et aux trains internationaux au départ de la France, n’est pas systématiquement contrôlé.

Interrogé gare de Lyon à Paris par des journalistes à la date de l’entrée en vigueur, le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a certes évoqué « des contrôles massifs [...], essentiellement à l’abord des quais, avec beaucoup de personnels mobilisés », mais aussi « des contrôles à bord des trains [...], et puis possiblement des contrôles à l’arrivée ».

Mais il ajoutait que les vérifications ne concernaient qu’« environ un quart des trains » le 9 août, au début d’une « première semaine de montée en charge, de rodage ».

La SNCF mène des contrôles aléatoires dans une période estivale marquée par une forte affluence, note Le Figaro.

Dans un entretien donné à la fin du mois de juin à l’Agence France-Presse (AFP), le PDG de SNCF Voyages, Christophe Fanichet, prévoyait une fréquentation d’environ 22 millions de passagers pour juillet et août, soit une hausse de 10 % par rapport à la même période de 2020.

Le groupe a dû s’adapter à un souhait du président de la République. Emmanuel Macron avait surpris les dirigeants et les syndicats de la SNCF en annonçant l’obligation de détention du pass sanitaire pour les usagers, dans son discours télévisé du 12 juillet. 

Les effectifs ne suffisent pas à assurer un contrôle systématique. Selon le site SNCF.com, les vérifications sont assurées par des agents de la SNCF, soit notamment des « agents de d’escale », des « chefs de bord », des « agents de la Sûreté ferroviaire », des « volontaires de l’information », ou des « prestataires externes », tous susceptibles de « bénéficier de l’appui des forces de l’ordre ».

Dans les trains, les contrôles peuvent être menés « par des équipes spécifiques composées de chefs de bord accompagnées de la Sûreté ferroviaire ou des forces de l’ordre ».

D’après Le Figaro, dans certaines gares, des personnels reconnaissables à leur gilet bleu sont chargés de mener les premières vérifications des pass des voyageurs avant leur arrivée sur le quai. Les usagers en règle se voient remettre un bracelet en papier bleu. 

Ce que vous risquez si vous n’avez pas de pass sanitaire

Si, avant d’embarquer, vous êtes contrôlé sans pass sanitaire, vous ne pouvez accéder au train. Vous avez le droit d’échanger votre billet ou d’obtenir un remboursement sans frais.

En cas de contrôle sans pass sanitaire pendant le voyage ou à l’arrivée, vous êtes susceptible d’être verbalisé et redevable d’une amende de 135 €.

Un pass sanitaire peut être obtenu par les personnes possédant :

  • une attestation de vaccination, après un schéma vaccinal complet ;
  • la preuve d’un test négatif RT-PCR ou antigénique ou d’un autotest, mené sous la supervision d’un professionnel de santé, datant de 72 heures au plus ;
  • le résultat d’un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement du Covid, datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois.
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