Miel, cacao, bière, steak végétal… ce qui va changer sur les étiquettes

Une loi renforce l’information des consommateurs sur l’origine de plusieurs denrées alimentaires telles que le miel, le cacao, la viande, le vin ou encore la bière. Revue en détail.

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© Metkalova

L’étiquetage de certains aliments va devenir plus transparent. La loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires a été publiée jeudi 11 juin au Journal officiel. Le texte, soutenu par le gouvernement, avait été définitivement adopté par le Sénat en mars dernier, puis par l’Assemblée nationale fin mai. Il reprend plusieurs dispositions adoptées dans le cadre de la loi dite Egalim du 30 octobre 2018 mais jugées irrecevables par le Conseil constitutionnel. Grâce à cette loi, les consommateurs seront mieux informés sur l’origine d’un certain nombre de produits.

Fini le flou autour de l’origine des miels

A compter du 1er janvier 2021, lorsque le miel est « composé d’un mélange de miels en provenance de plus d'un Etat membre de l'Union européenne ou d'un pays tiers, tous les pays d'origine de la récolte devront être indiqués » par ordre décroissant de quantité sur l’étiquette. Cette mesure concerne également la gelée royale.

De la même manière, l’indication du pays d’origine deviendra obligatoire à cette même date « pour les produits composés de cacao, à l'état brut ou transformé, et destinés à l'alimentation humaine ». Les produits à base de cacao et les miels issus de mélanges qui auront été commercialisés avant 2021 et dont l’étiquetage n’est pas conforme pourront être vendus ou distribués gratuitement jusqu’à épuisement des stocks.

Restaurants et cantines devront afficher l’origine de toutes les viandes

Les restaurants et autres établissements proposant des repas à consommer sur place et à emporter ou à livrer devront indiquer le pays d’origine ou le lieu de provenance des viandes de porc, volailles, ovins, caprins et de la viande hachée bovine. Cette mesure était déjà obligatoire pour la viande bovine. Les modalités d’application seront fixées par décret.

L’origine géographique des vins devient obligatoire dans les restaurants

Depuis le 1er juin 2020, les restaurants, bars ou autres exploitants d’établissements titulaires d’une licence de débit de boissons ont l’obligation d’indiquer, de manière lisible, sur leurs cartes ou sur tout autre support la provenance et, le cas échéant, la dénomination de l’appellation d’origine protégée (AOP) ou de l’indication géographique protégée (IGP) des vins mis en vente sous forme de bouteille, de pichet ou de verre. De la même manière, le nom et l’adresse du producteur est obligatoire sur l’étiquetage des bières.

Fini les mentions « steak de soja », « escalope de blé » et autre « saucisse vegan »

La loi interdit l’emploi des dénominations animales (steak, filet, saucisse, etc.) pour les denrées alimentaires comportant des protéines végétales. Un décret fixera « la part de protéines végétales au-delà de laquelle cette dénomination n'est pas possible » ainsi que les modalités d’application et les sanctions encourues en cas de manquement.

L’appellation « fromage fermier » pourra être maintenue en cas d’affinage à l’extérieur de l’exploitation, notamment pour les produits producteurs fermiers, sous réserve d’une information claire du consommateur. Enfin, à la demande des viticulteurs, la loi réintroduit la possibilité de produire des vins mousseux autres que la Clairette de Die dans la zone concernée.

 

df
Sarah Corbeel
Publié le

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