L’origine réelle du miel bientôt mentionnée sur les pots

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Les pays d'origine des miels issus de mélanges devront être mentionnés sur l'étiquette. - Tolimir

La colère des apiculteurs aura été entendue. Après trois ans de combat pour demander une plus grande transparence en matière d’étiquetage des miels issus de mélanges, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé qu’un « projet de décret visant à renforcer l’information sur l’origine des miels issus de mélanges et conditionnés en France sera notifié dans les prochains jours à la Commission européenne ».

Aujourd’hui, 80 % du miel consommé en France est importé, principalement d’Espagne, de Chine, d’Ukraine et d’Argentine, selon FranceAgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer. Et si l’Union européenne oblige de mentionner le pays d’origine sur l’étiquette, cette obligation ne s’applique pas en cas de pluralité des origines. C’est la mention obscure « mélange de miels originaires/non originaires de l’Union européenne » qui est alors inscrite.

Tous les pays d’origine devront être mentionnés

Le projet de décret prévoit que les mélanges de miels commercialisés en France devront préciser sur leur étiquette la liste exhaustive des pays d’origine des miels les composant, par ordre pondéral décroissant. Les pays dont sont originaires plus de 20 % des miels du mélange seront par ailleurs mis en évidence. Cette mesure devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2020.

L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) a salué dans un communiqué « une belle avancée pour les consommateurs et les apiculteurs français ». La production française de miel est estimée en 2018 à 27 736 tonnes et le nombre d’apiculteurs en activité à 51 574.

Avec cette décision, la France compte suivre l’Italie, la Grèce et l’Espagne qui imposent déjà l’affichage des pays de provenance des miels d’assemblage.

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