Les trains de nuit redémarrent ! Tout ce qu’il faut savoir avant d’acheter votre billet

La SNCF met en vente depuis jeudi des billets pour voyager entre la capitale et Nice à partir du 16 avril. Vous pouvez déjà utiliser les lignes Paris-Rodez/Latour-de-Carol/Cerbère par Toulouse et Paris-Briançon.

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Trains de nuit
© Thomas Faull

Rien ne s’oppose à la nuit entre Paris et Nice. Depuis jeudi 25 février, vous avez la possibilité d’acheter un billet vous permettant de prendre un train nocturne qui reliera les deux villes à compter du 16 avril. Cette ligne, financée en partie par l’Etat dans le cadre du plan de relance, n’était plus exploitée depuis 2017.

Selon un communiqué de SNCF Voyageurs, dans le sens nord-sud, votre rame Intercités, qui partira à 20 heures 52 de la gare d’Austerlitz, dans le Ve arrondissement de la capitale, arrivera à Nice Ville à 9 heures 06. Dans l’autre sens, elle quittera la préfecture des Alpes-Maritimes à 19 heures 16, pour arriver à Paris à 6 heures 55.

À défaut de siffler trois fois, le train s’arrêtera à Marseille Blancarde, Antibes, Toulon, Cannes, Les Arcs Draguignan, Saint Raphaël Valescure, Cannes et Antibes.

Les horaires prévus « sont valables jusqu’au 31 août 2021 », en excluant les périodes de « travaux, qui peuvent être susceptibles d’entraîner des modifications ou coupures de ligne », précise SNCF Voyageurs.

Comme dans tous les trains de nuit intérieurs, vous avez la possibilité de choisir parmi trois espaces : 

  • la 1ère classe, avec des compartiments de 4 couchettes, pour un prix minimal de 39 € aller ;
  • la 2nde classe, avec des compartiments de 6 couchettes (4 actuellement, deux étant neutralisés par mesure de sécurité sanitaire contre la pandémie de Covid-19), pour un prix plancher de 29 € ;
  • la classe des sièges inclinés (occupés à raison d’un siège sur deux), pour 19 € minimum.

Vous avez la possibilité de privatiser les compartiments contre un supplément de 45 €. Dans les 1ère et 2nde classes, des compartiments sont réservés aux femmes seules.

Un aller-retour quotidien sera proposé du lundi au dimanche, en dehors des dates de travaux. Les réservations sont possibles pour les circulations jusqu’à début mai. « Les réservations seront ouvertes progressivement en mars pour les voyages au-delà de début mai », indique encore SNCF Voyageurs.

Paris-Rodez/Latour-de-Carol/Cerbère par Toulouse et Paris-Briançon

Ces lignes avaient été maintenues après les vagues successives de suppression des trains de nuit, dont la dernière a concerné les lignes Paris-Nice et Paris-Tarbes, en 2017.

La ligne entre la capitale et Briançon va être interrompue en mars durant neuf mois, pour cause de travaux. Des modalités de substitution sont cependant prévues.

Ouverture proche de deux autres lignes

D’ici à la fin de l’année 2021, deux autres lignes seront lancées, Paris-Tarbes, exploitée par la SNCF et subventionnée en partie par l’Etat dans le cadre du plan de relance, et Paris-Munich-Vienne, exploitée dans le cadre d’un partenariat entre la SNCF et des compagnies de chemin de fer européennes.

Acheter votre billet

Vous pouvez acheter votre billet sur le site et l’application OUI.sncf, dans les gares, les boutiques et les agences agréées SNCF.

Les obstacles dans la bataille du rail en faveur du train de nuit

La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) est favorable au redéploiement des trains de nuit, tout comme elle appelle à faire développer les Intercités de jour. Mais les lignes nocturnes voulues par le gouvernement « sont en devenir », souligne auprès de Dossier Familial le président de la structure, Bruno Gazeau.

Le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebarri, a affiché en janvier auprès du Parisien son « ambition » de voir rouler « une dizaine de trains de nuit en 2030 ».

 « Ce n’est pas si simple », tranche le président de la Fnaut, qui évoque « un problème de matériels ». « La demande financière des voyageurs est éclatée. Certains ont peu de moyens et souhaitent seulement utiliser un lit incliné, d’autres veulent un compartiment avec tout le confort possible, par exemple une douche », remarque le dirigeant de cette association agréée de consommateurs.

Mais une volonté politique est nécessaire pour éviter que le projet finisse dans une voie de garage. « Les matériels exigés sont originaux, les constructeurs ont les compétences, mais il faut établir un cahier des charges et lancer des appels d’offres pour pouvoir répondre non seulement à l’aménagement du territoire français mais aussi aux besoins européens », estime Bruno Gazeau.

À ses yeux, les horaires doivent être adaptés. « Tout le monde veut partir le soir et arriver le matin. Des compromis doivent être trouvés, même si cela ne va pas satisfaire tout le monde, pour que les trains de nuit puissent desservir des villes intermédiaires à 5 ou 6 heures du matin avant d’arriver dans des villes plus importantes plus tard. » Le président de la Fnaut admet la difficulté pour les trains de nuit de s’insérer dans les sillons horaires et les circulations des autres lignes. Le Parlement doit recevoir un rapport en mars sur les trains de nuit.

 

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