Les motos et scooters électriques autorisés à circuler sur les voies de bus

Les deux-roues, trois-roues et quadricycles à moteur électrique ou à hydrogène pourront emprunter les voies réservées aux bus et taxis dans les localités qui les y autorisent.

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© Benoit Tessier-Reuters

Les motos et scooters électriques ou à hydrogène devraient pouvoir à l’avenir emprunter les voies réservées aux bus et taxis en France, selon un décret publié le 20 novembre au Journal officiel.

Ce texte  modifie le Code de l’environnement et intègre désormais les deux-roues, trois-roues et quadricycles (quads, voiturettes) à moteur électrique, à hydrogène ou à air comprimé dans la liste des véhicules à très faibles émissions (VTFE). Cette requalification leur permet notamment de bénéficier de conditions de circulation et de stationnement privilégiées.

Ils pourraient ainsi être autorisés à emprunter les voies réservées à la circulation des véhicules de transport en commun, des taxis et des véhicules de covoiturage, à certaines conditions toutefois. Ils devront  disposer d’une vignette « Crit’Air », qui indique le niveau de pollution émis, et les autorités locales devront avoir décidé de les autoriser à circuler sur ces voies.

Une mesure qui divise

Cette disposition était réclamée à Paris par l’opérateur de deux-roues en libre-service, Cityscoot. En février dernier, la compagnie assurait, à partir des résultats d’une étude, que l’ouverture  des couloirs de bus aux deux-roues motorisés électriques ne gênerait pas de façon significative la circulation des bus dans la capitale. D’après l’étude commandée au bureau de recherche indépendant 6t, spécialiste des nouvelles mobilités, 35,5 % des voies de bus seraient saturées en semaine en autorisant les deux-roues électriques, contre 34,6 % actuellement. Soit une faible hausse.

En Europe, plusieurs villes comme Londres, Oslo, Madrid ou Vienne ont autorisé les deux-roues motorisés à emprunter certains couloirs de bus. Si les expérimentations montrent que la présence des deux-roues n’a qu’un faible impact sur la circulation, le manque de mesures statistiques ne permet pas de vérifier si cela a un effet sur le nombre d’accident. Genève, qui avait testé l’ouverture de certaines voies au motocylistes en 2018, ne l’a d’ailleurs pas poursuivie en raison d’une augmentation des excès de vitesse, d’une dégradation de la sécurité des cyclistes et d’un ralentissement des bus.

Dans tous les cas, si les autorités locales mettent en place la mesure, elle devrait favoriser l’achat de motos et scooters électriques.

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