Les avions publicitaires n’ont plus le vent en poupe

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Avions publicitaires
© alexeynovikov

Les avions publicitaires vont-ils couper définitivement le moteur ? Vingt députés ont enregistré à la fin du mois de juillet une proposition de loi exigeant, parmi une série de mesures, l’interdiction de ces appareils qui mettent en lumière un produit ou un service durant l’été, le plus souvent au-dessus des littoraux.

« Toute publicité opérée au moyen d’une banderole tractée par un aéronef est interdite », dispose l’article 14 du texte, prévoyant une amende administrative maximale de 30 000 € en cas de violation.

Les deux premiers signataires de la proposition appartiennent au groupe Ecologie démocratie et solidarité à l’Assemblée nationale : Matthieu Orphelin, ancien membre du groupe La République en marche (LREM), proche de l’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot (2017-2018), et Delphine Batho, qui fut titulaire de ce portefeuille (Ecologie) au début du quinquennat de François Hollande (2012-2013).

Objets de détestation

La mesure vise deux objets de détestation des écologistes, la publicité et l’avion. En faisant brutalement chuter le transport aérien, la pandémie de Covid-19 a offert un soutien inattendu aux promoteurs de la honte de prendre l’avion, un mouvement qui a pris naissance en Suède sous le nom de flygskam.

Les avions publicitaires sont en fait majoritairement des planeurs ultra-légers motorisés (ULM), selon Le Figaro. Nicolas Hulot utilisa ce type d’aéronefs dans son ancienne vie d’aventurier.

Utilisé par Gaston Lagaffe, l’avion publicitaire n’est plus dans le vent. La proposition de loi reprend une des 146 recommandations faites par les 150 Français réunis au sein de la Convention citoyenne pour le climat et approuvées le 29 juin par Emmanuel Macron. Le président de la République a exclu la mise en œuvre de seules trois des 149 recommandations émises.

Sollicité par Dossier Familial, le ministère de la Transition écologique n’affiche aucun souhait de mettre en œuvre l’interdiction des avions publicitaires. « Un travail est en cours concernant les propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Des réunions de mise en œuvre sont organisées avec les acteurs (collectivités, parlementaires, syndicats, etc.), et un projet de loi est en cours de construction. Le gouvernement respecte ce processus et ne se prononcera pas en amont sur des mesures spécifiques », nous explique le ministère.

Argumentaire des professionnels

D’ores et déjà, les professionnels du secteur ont préparé leur argumentaire pour faucher en plein vol toute volonté d’interdiction.

Ils présentent l’avion publicitaire comme une faible source de pollution, atmosphérique comme sonore, et comme un gisement d’emplois. D’après Serge Marolle, président du Syndicat national des pilotes et professionnels de l’aviation légère (SNPPAL), les pilotes « participent à la surveillance incendie ». « Ils sont les premiers à signaler les départs de feu. Ce n’est pas neutre », a indiqué Serge Marolle au Figaro.

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