Les tickets de caisse ne seront plus imprimés automatiquement d'ici 2023

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© Goffkein

Au 1er janvier 2023, l’impression automatique des tickets de caisse, des tickets de carte bancaire et des bons d’achats aura disparu, sauf demande contraire du client, comme le prévoit la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.

De grandes enseignes anticipent la fin des tickets

Des enseignes comme Système U, Carrefour, Décathlon… mettent déjà cette mesure en pratique dans un souci de réduire leur impact environnemental. Si le consommateur est d’accord pour refuser l’impression, le ticket de caisse lui est alors transmis sous forme dématérialisée, sur son adresse mail, par SMS ou sur son compte client. Pour autant, la mise en place du ticket dématérialisé ne constitue pas encore une obligation légale. Un décret devra définir les modalités d’application de la loi d’ici le 30 juin 2022.

Des consommateurs partagés

Les consommateurs préfèrent encore majoritairement disposer de leur ticket après leur passage en caisse à hauteur de 60 % selon une enquête réalisée en mars 2020 par OpinionWay pour GETP. Seuls 39 % des sondés opteraient pour un ticket de caisse dématérialisé. Les consommateurs peuvent en effet éprouver de l’inquiétude à transmettre leurs données personnelles, redoutant l’exposition aux spams promotionnels et au détournement de leurs informations bancaires. D’autres craignent, en l’absence d’internet, de ne pas avoir accès à cette preuve d’achat, nécessaire pour faire valoir ses droits en cas de rétractation, d’échange ou de remboursement des produits. Enfin, certains pointent l’aggravation de la pollution numérique, avec l’envoi et le stockage des tickets virtuels.

Réduire l’empreinte environnementale

Chaque année, trente milliards de tickets de caisse sont imprimés en France, nécessitant l'abattage de 2,5 millions d'arbres, d’après la start-up GreenTicket. Selon l’Assemblée Nationale, les tickets de caisse représentent, chaque année, 6 km de papier pour une boulangerie, 30 km pour un bureau de tabac et 750 km pour un supermarché. Pour le PDG de Système U, ce sont 44 000 km de rouleaux de papier qui pourront être ainsi économisés par an. Par ailleurs, le ticket de caisse sous sa forme papier pollue à grande échelle : imprimé sur du papier thermique, sa fabrication nécessite également d’importantes ressources en eau et en pétrole. Enfin, ils contiennent généralement du bisphénol A, S ou F (ou BPA, BPS ou BPF) : cette substance, qui empêche leur recyclage, est suspectée d’être un perturbateur endocrinien, exposant ainsi les vendeurs à des risques sanitaires.

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