Supermarchés : vers une nouvelle hausse des prix en rayons ?

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Votre caddie va bientôt coûter plus cher. Chaque année, entre novembre et fin février, les industriels de l’agroalimentaire et la grande distribution négocient les prix et les conditions générales de vente des produits de marques nationales proposés en rayon. Ces négociations, régies par la loi, doivent aboutir, sous peine d’amende, à la signature des conventions générales de vente le 1er mars au plus tard.

Cette année, elles devraient conduire à un accord fixant entre 3 et 4 % l’augmentation des prix versés aux producteurs par les grandes surfaces, d’après Le Parisien. « Nous arriverons à une augmentation négociée entre industriels et distributeurs aux alentours de 3 % cette année, contre 0 % en 2021 », confirme auprès du quotidien Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Cette hausse pourrait se répercuter dès le mois d’avril sur certains produits vendus dans les supermarchés tels que les pâtes, l’huile, le café ou encore les conserves de légumes.

Des négociations particulièrement tendues cette année

Si ces négociations commerciales annuelles sont toujours tendues, celles de 2022 ont été particulièrement difficiles. « Ce week-end, le taux de signature avoisinait 60 % pour les PME, mais 10 % seulement pour les entreprises de taille intermédiaire et les grands groupes », évalue Jean-Philippe André, le président de l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania), dans le quotidien parisien.

A l’origine de ce retard, deux éléments : l’inflation record des derniers mois et la loi Egalim 2. D’une part, la flambée des coûts de production ces derniers mois en raison de la crise sanitaire (énergie, transports, plastique, carton, verre, etc.) pousse les industriels à demander des hausses importantes de leur prix. D’autre part, la loi Egalim 2, entrée en vigueur en octobre dernier, rend non négociable, entre l’industriel et le distributeur, la part du prix correspondant au coût des matières premières agricoles. Si le but est de protéger le revenu des agriculteurs, cette mesure a un effet pervers. « Comme les distributeurs ne peuvent plus négocier sur les coûts agricoles, ils négocient bien plus sur tout le reste », explique Alexis Vaillant, le patron d’Alterfood. 

La menace du « name and shame »

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, n’exclut pas de dévoiler publiquement le nom des enseignes de distribution n’ayant pas joué le jeu de cette négociation, sur le principe du « name and shame » (pointer du doigt publiquement). Les contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) seront, par ailleurs, renforcés.

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