Gérald Darmanin souhaite lancer un système d’alerte à la population par SMS

Le ministre de l’Intérieur a annoncé jeudi la mise en place dès 2021 d’un dispositif d’envoi massif de messages à toutes les personnes équipées d’un téléphone portable.

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Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le chef du gouvernement, Jean Castex, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, arrivent sur les lieux de l’attaque de vendredi, dans le XIe arrondissement de Paris. © Gonzalo Fuentes – Reuters

C’est une rénovation des modalités de l’alerte à la population : le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, lors d’une conférence de presse à Rouen jeudi 24 septembre, la mise en place d’un système d’envoi massif de messages, à partir de l’année prochaine.

Dans ce cadre, toute personne se trouvant dans une zone de danger et équipée d’un mobile, smartphone ou non, recevra automatiquement sur son appareil un SMS, « reconnaissable par un signal sonore spécifique, qui retentira même si le téléphone est en mode silencieux », explique le gouvernement dans un dossier de presse. Aucune installation ne sera nécessaire sur les appareils.

« Après une première phase de déploiement dès le 2e semestre 2021 dans des zones prioritaires à forte densité de population ou représentant un risque particulier, l’outil sera ensuite généralisé sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultra-marin d’ici juin 2022 », détaille le gouvernement dans ce document consacré aux suites de la catastrophe de Lubrizol, un accident industriel qui a eu lieu à Rouen le 26 septembre 2019.

Le dispositif est conçu pour « informer la population en temps réel et dans la durée » au travers d’indications sur l’attitude à adopter et « l’évolution de la situation » ou de conseils « permettant aux résidents d’une zone géographique » de se protéger.

Trois étapes doivent aboutir à la réception d’un SMS par les personnes équipées d’un mobile :

  • l’envoi d’un message d’alerte par l’autorité compétente ;
  • la transmission de l’alerte à un centre de diffusion cellulaire ;
  • la réception de l’alerte par les antennes-relais, qui diffuseront l’alerte sur les téléphones.

Un partenariat entre l’Intérieur et les opérateurs

Le projet, pour lequel l’Etat doit consacrer un budget de 50 M€, s’appuie sur un partenariat entre le ministère de l’Intérieur et les opérateurs de téléphonie mobile.

Sa mise en œuvre ne va pas supprimer le système d’alerte et d’informations aux populations (SAIP). Le SAIP repose sur le déclenchement à distance de plus de 2 000 sirènes reliées à un logiciel, le recours aux chaînes de télévision et aux stations de radio pour diffuser des messages sur les antennes et les publications des préfectures et de l’Intérieur sur les réseaux sociaux.

Le nouveau dispositif pourra être utilisé notamment en présence d’accident industriel, de catastrophe naturelle ou encore d’attentat. 

Une attaque à l’arme blanche devant les anciens locaux de « Charlie Hebdo »

Une enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle », après l’attaque à l’arme blanche de deux personnes ce vendredi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, rue Nicolas Appert, dans le XIe arrondissement de Paris, a annoncé le procureur de la République de Paris, Rémi Heitz. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de ces faits. Deux personnes ont été interpellées, dont « l’auteur principal », a précisé Rémi Heitz.

Jusqu’en début d’après-midi, la préfecture de police de Paris avait conseillé d’éviter le secteur. Des crèches, des établissements scolaires et des résidences pour personnes âgées situées à proximité avaient fermé provisoirement leurs portes. Des stations de métro avaient dû rester inaccessibles au public.

Deux personnes ont été grièvement blessées. Ces deux salariés de Premières lignes se trouvent en état d’« urgence absolue », mais leur pronostic vital n’est pas en danger, d’après la préfecture de police de Paris.

Cette agence de presse était voisine de Charlie Hebdo au moment de l’attentat subi par l’hebdomadaire satirique le 7 janvier 2015. Depuis, le journal a déménagé, à une adresse restée secrète pour des raisons de sécurité. 

L’attaque intervient durant le procès des attentats perpétrés en France à Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hyper Cacher, qui s’est ouvert le 2 septembre.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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