Faire renaître la ligne de train Lyon-Bordeaux, le projet d’une coopérative

La société Railcoop veut profiter de l’ouverture du marché ferroviaire à la concurrence, en proposant aux voyageurs, à partir de l’été 2022, un service que la SNCF a abandonné.

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Train
Un TGV à la gare de Bordeaux Saint-Jean, en octobre 2019. © Régis Duvignau – Reuters

Les anciens passagers du Lyon-Bordeaux vont-ils à nouveau entendre siffler le train ? C’est ce qu’espèrent les membres de la société coopérative d’intérêt collectif Railcoop, qui souhaitent, à partir de l’été 2022, proposer aux voyageurs une ligne directe, abandonnée par la SNCF depuis 2014.

« Nous avons déposé au début du mois dernier une notification concernant notre projet auprès de l’Autorité de régulation des transports, qui l’a publiée le 25 juin », explique vendredi 10 juillet à Dossier Familial le directeur général de l’entreprise, Nicolas Debaizieux. Si l’Autorité est susceptible de recevoir des saisines, notamment de la SNCF, pour empêcher l’accès de la société au marché ferroviaire, « selon toute vraisemblance, comme il s’agit d’une ligne nouvelle », le dirigeant ne craint pas de décision en défaveur de la société.

Railcoop veut profiter de l’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire, alors que la SNCF délaisse les dessertes entre des gares de province par train hors TGV. 

6 heures et 47 minutes

Il faudra 6 heures et 47 minutes aux voyageurs pour accomplir le trajet, un temps de parcours envisagé supérieur au temps total des trajets en TGV entre Lyon et Paris puis entre la Ville Lumière et Bordeaux.

« Trois départs sont prévus chaque jour depuis Lyon et Bordeaux », indique Nicolas Debaisieux.

La ligne doit desservir également Libourne (Gironde), Périgueux (Périgord), Limoges (Haute-Vienne), Saint-Sulpice-Laurière (Vienne), Guéret (Creuse), Montluçon (Allier), Gannat (Allier), Saint-Germain-des-Fossés (Allier), Roanne (Loire).

D’après le directeur général de Railcoop, les billets seront mis en vente en gare mais aussi en ligne, sur le site de la société et d’agences de voyages.

Recrutement d’une centaine de personnes

L’entreprise doit embaucher une centaine de personnes. « Nous recherchons des conducteurs, des agents de bord et des agents en gare, précise Nicolas Debaizieux. Nous avons reçu de nombreuses candidatures spontanées. »

« Nous devons nous appuyer sur un capital social de 1,5 M€, montant que nous atteindrons probablement d’ici la fin de l’année grâce à nos sociétaires », anticipe le dirigeant. Ce montant minimal est requis pour obtenir une licence d’entreprise ferroviaire pour une activité de transport de voyageurs. La société vise l’obtention de la licence et du certificat de sécurité, également obligatoire, en 2021.

« Mais le capital social ne sera pas suffisant pour couvrir nos besoins en fonds de roulement », poursuit Nicolas Debaizieux. Pour disposer des 5 M€ nécessaires au lancement de l’activité, la société fait notamment appel à des emprunts bancaires. Cette somme ne concerne pas le matériel ferroviaire, que la société compte louer.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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