Expulsions, interpellations, dissolutions… Les annonces de l’exécutif contre l’islam radical

L’exécutif a fait différentes annonces qui visent à lutter contre l’islamisme, après l’assassinat terroriste de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, le 16 octobre.

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Islamisme
Emmanuel Macron et Gérald Darmanin vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), au soir de l’assassinat de Samuel Paty. © Abdulmonam Eassa – Pool New – Reuters

L’exécutif affiche son intention de lutter contre l’islamisme, après un conseil de défense réuni dimanche en réaction à l’attentat islamiste perpétré contre Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie qui enseignait dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Expulsions de personnes fichées S

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a indiqué lundi sur Europe 1 vouloir l’expulsion de 231 étrangers en situation irrégulière sur le territoire et fichés S (pour sûreté de l’Etat), dont 180 se trouvaient en prison au moment de l’entretien.

« Il y a 22 000 personnes qui sont fichées pour islamisme radical, suivies par nos services. Toutes ne sont pas en France, il n’y a que 8 000 fiches actives sur ces 22 000. Beaucoup de gens ont déjà été expulsés. Sur ces 8 000 fiches actives, il y a 600 étrangers en situation irrégulière. Beaucoup sont déjà en prison et seront expulsés à la fin de leur peine », selon Gérald Darmanin.

Les étrangers ressortissants de pays en guerre comme la Libye ou la Syrie ne peuvent être expulsées, a précisé le ministre.

Interpellations et enquêtes

« Depuis l’assassinat de ce professeur, 80 requêtes ont été ouvertes contre la haine en ligne, contre tous ceux qui, de façon apologique, ont expliqué d’une façon ou d’une autre que ce professeur l’a bien cherché », a annoncé Gérald Darmanin, soulignant que « des interpellations » ont déjà eu lieu.

Dissolution d’associations

Gérald Darmanin a annoncé sur Twitter la dissolution de deux associations, le CCIF et Baraka City. Le CCIF a pour dénomination complète Association de défense des droits de l’homme-Collectif contre l’islamophobie en France (ADDH-CCIF).

Au total, 51 structures se trouvent dans le collimateur de l’exécutif. Elles « verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l’Etat, et plusieurs d’entre elles […] se verront dissoudre en Conseil des ministres », a assuré Gérald Darmanin sur Europe 1.

Lutte contre les contenus haineux sur les réseaux sociaux

L’exécutif travaille sur « un dispositif juridique de lutte contre la haine sur les réseaux sociaux », a fait savoir sur BFMTV le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, cité par l’Agence France-Presse (AFP).

Le Conseil constitutionnel a censuré le 18 juin l’essentiel de la loi portée par la députée La République en marche (LREM) Laetitia Avia et destinée à combattre les contenus haineux en ligne.

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