Environ 4 500 radars automatiques pourront flasher les conducteurs fin 2022

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Conducteur, voiture, ville, vitesse
© poba

Souriez, vous êtes flashé. Quelque 4 500 radars doivent être en service à la fin 2022 pour contrôler les conducteurs, indique une annexe au projet de loi de finances (PFL) pour l’année prochaine, mise en ligne mardi 5 octobre sur le site Budget.gouv.fr (à télécharger ici).

Un millier de radars tourelles

D’après ce document, intitulé « Structures et dispositifs de sécurité routière » et repéré par le site de Capital, dans le détail, les quelque 4 500 radars doivent correspondre à :

  • 1 000 radars tourelles actifs dans 1 400 cabines (le dispositif de contrôle est installé dans une tourelle fixe afin de contrôler le franchissement des feux rouges, la vitesse ou le franchissement des passages à niveau, et peut être régulièrement déplacé) ;
  • 800 radars fixes, contrôlant le respect des vitesses limites autorisées ;
  • 700 radars discriminants, permettant de distinguer véhicules légers et poids lourds ;
  • 500 radars mobiles « embarqués/débarqués », embarqués dans des véhicules mis à disposition des forces de sécurité ;
  • 500 radars feux rouges stricts, permettant de repérer les franchissements illicites de feux tricolores ;
  • 400 voitures radars, dont 223 auront une conduite externalisée à des entreprises privées à la fin 2021 ;
  • 400 radars autonomes, jusque-là appelés radars chantiers (radars semi-fixes destinés à assurer un contrôle des vitesses dans les zones de chantier ou de danger temporaire) ;
  • 100 radars urbains actifs dans 500 cabines (le dispositif de contrôle est installé dans une tourelle fixe afin de contrôler le franchissement des feux rouges ou la vitesse, et peut être régulièrement déplacé) ;
  • 50 radars vitesse moyenne, également appelés radars tronçons, permettant de mesurer la vitesse moyenne d’un véhicule sur un tronçon de route de plusieurs kilomètres ;
  • 50 radars passages à niveaux, permettant de repérer les franchissements illicites de passages à niveau.

Sur tous les radars mis en service, 93 % doivent être en état de marche

Sur la totalité des radars en service, 93 % doivent être en état de fonctionnement en 2022 comme l’année suivante, prévoit le ministère de l’Intérieur, qui évalue à 90 % ce taux de disponibilité pour 2021. Des dégradations durant le mouvement des « gilets jaunes » avaient réduit le taux de disponibilité des radars à 74,2 % en 2019 et à 82,12 % en 2020.

Outre les quelque 4 500 radars, 800 leurres doivent être disponibles en 2022. Il s’agit de « cabines radars vides à un instant donné, qui permettent de recevoir par intermittence un équipement actif ».

« La vitesse excessive ou inadaptée », première cause des accidents mortels

L’Observatoire national de la sécurité routière (ONISR) estime à 267 le nombre de personnes « décédées sur les routes de France métropolitaine en août 2021 », contre 242 un an plus tôt et 290 en août 2019, a fait savoir le 17 septembre par le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le niveau de la mortalité routière a atteint en 2020 son plus bas niveau depuis 1924. Selon l’ONISR, 2 780 personnes sont mortes dans ou après un accident en 2020, un niveau exceptionnel dû aux mesures de restriction prises face à la pandémie de Covid-19.

« La vitesse excessive ou inadaptée et l’alcoolémie illégale demeurent les premières causes des accidents mortels », précisait le 1er juin dernier le ministère de l’Intérieur dans un communiqué, s’appuyant sur les données de l’ONISR.

« La vitesse excessive ou inadaptée constituant la première cause d’accident, la politique de déploiement des radars automatiques, décidée en 2002, a contribué à près des trois quarts de la baisse de la mortalité constatée entre novembre 2003 et décembre 2010. Entre 2010 et 2019, la mortalité routière en France métropolitaine a diminué de -18,7 % au total, pour s’établir à 3 244 personnes tuées », explique l’annexe du PLF. 

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