En conclusion d’une année noire, que va dire Emmanuel Macron dans ses vœux ?

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Fenêtre, chat, télévision, Emmanuel Macron
À Vertou (Loire-Atlantique), pendant la diffusion du discours présidentiel du 13 avril. - © Stéphane Mahé – Reuters

Le chef de l’Etat s’adresse aux Français pour la dernière fois en 2020. Emmanuel Macron va prononcer ses vœux dans un discours diffusé jeudi 31 décembre à 20 heures, son ultime allocution d’une année marquée par la pandémie de Covid-19. Au cours de son discours du 12 mars, il avait décrit ce mal comme « la plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle »

L’épidémie a provoqué la mort de 64 381 personnes dans le pays, selon un décompte arrêté mercredi à 14 heures par l’organisme Santé publique France.

Elle a agi comme un révélateur du manque de moyens des hôpitaux. Elle a aussi souligné les faibles rémunérations de professionnels situés en « première ligne », tels que les « infirmiers » ou les « aides-soignants », ou en « deuxième ligne », comme les « chauffeurs routiers, livreurs, électriciens, manutentionnaires, caissiers et caissières, nos éboueurs, personnels de sécurité et de nettoyage », présents eux « dans la deuxième ligne », selon les catégories établies par Emmanuel Macron dans son allocution du 13 avril.   

La crise sanitaire et les mesures de restriction mises en œuvre pour y faire face (deux confinements, couvre-feu, fermeture de commerces, etc.) ont entraîné un plongeon de l’activité économique : la récession de l’année 2020 est estimée autour de 10 %, pire chute annuelle du produit intérieur brut (PIB) depuis la Seconde Guerre mondiale.

Pour limiter les dommages économiques et sociaux, le gouvernement a ouvert les vannes budgétaires, abandonnant sa revendication de sérieux dans la gestion des finances publiques et suivant la formule « Quoi qu’il en coûte », prononcée trois fois par le président de la République dans son discours du 12 mars.

Les gestes barrières, la limitation des rassemblements et l’essor du télétravail ont bouleversé les relations sociales.

Le retour du confinement à l’automne a contribué à l’« impression d’un jour sans fin », décrite par le chef de l’Etat dans son allocution du 28 octobre, annonçant la mise en œuvre d’une nouvelle période de restrictions à compter du surlendemain. Le pessimisme, déjà fort avant la crise sanitaire, s’est accru.

L’exécutif a été confronté à de multiples polémiques, concernant notamment la date du début du premier confinement, qui a commencé le 17 mars et que des scientifiques auraient voulu voir mis en œuvre plus tôt, un changement de doctrine sur le port du masque, la fermeture de certains petits commerces durant le second confinement ou dernièrement encore, sur la campagne de vaccination, lancée le 28 décembre. Emmanuel Macron va transmettre un message rassembleur et consensuel.

La « formidable lueur d’espoir » de la vaccination

Le début de la campagne de vaccination anti-Covid constitue un signe positif pour l’exécutif et les scientifiques, malgré les réticences d’une large partie de la population à se faire vacciner. Le président de la République, qui avait qualifié l’invention du vaccin de « formidable lueur d’espoir » dans son allocution du 24 novembre, va encore mettre en valeur la vaccination. Il traitera en outre du thème de « la résilience collective », affirme Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Une esquisse de bilan

À l’orée de la dernière année pleine de son quinquennat, le chef de l’Etat va évoquer brièvement son bilan, selon Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Il est susceptible de parler des réformes adoptées ou mises en œuvre, telles que « la baisse de l’impôt sur le revenu, la suppression par étapes de la taxe d’habitation et la diminution des impôts de production », indique le journal. Même si la pandémie a bouleversé son quinquennat.

Pas d’annonce importante

L’heure n’est pas (encore) à l’annonce de mesures de restrictions supplémentaires devant la dégradation des indicateurs sanitaires depuis la levée du second confinement, le 15 décembre. 

Le ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran, a fait savoir mardi dernier sur France 2 que le gouvernement envisage d’avancer le couvre-feu de 20 à 18 heures dans certains départements.

Pas de décision sur une éventuelle candidature

Emmanuel Macron n’a pas annoncé être candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielle, prévue en 2022. Il ne fera pas part ce soir de sa décision sur son éventuelle participation.

Le président de la République a ouvert l’hypothèse de ne pas se présenter à ce scrutin, dans un entretien donné au site Brut le 4 décembre.

« Peut-être que je pourrai pas être candidat. Peut-être que je devrai faire des choses dans la dernière année, dans les derniers mois, dures, parce que les circonstances l’exigeront, et qui rendront impossible le fait que je sois candidat, je n’exclus rien », a admis le chef de l’Etat. 

Ces propos font écho au renoncement de son prédécesseur. Le 1er décembre 2016, François Hollande avait manifesté son refus de concourir à l’élection présidentielle de l’année suivante. L’une des causes de son retour était la candidature de son ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron.

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