Électroménager, ordinateur, smartphone : l’arnaque des locations de longue durée

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir dénonce la location de longue durée des appareils électroménagers, ordinateurs ou smartphones qui, avec le temps, revient plus cher qu’acheter comptant.

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© JackF

Louer son réfrigérateur, sa télévision, son ordinateur ou son smartphone revient beaucoup plus cher que de l’acheter. C’est le constat dressé par l’UFC-Que Choisir dans une étude publiée mercredi 22 janvier. L’association de consommateurs a étudié 110 propositions de location de longue durée (LLD)d’appareils électroménagers, ordinateurs et smartphones sur les sites des enseignes Boulanger location, Cdiscount et Uz’it-Direct.

La location de longue durée, qui permet d’utiliser un bien sans avoir la possibilité d’en devenir propriétaire à l’issue du contrat, est en plein essor depuis 2008. Le marché est estimé à environ 15 milliards d’euros en 2019. Mais la LLD n’étant pas reconnue comme un crédit à part entière, son coût total échappe à tout encadrement et constitue un « véritable gouffre économique », dénonce l’association de consommateurs.

Des loyers faussement attractifs

Pour attirer les consommateurs, les loyers sont très réduits. « Le premier versement est très modeste en comparaison avec l’achat comptant », explique l’UFC-Que Choisir. Mais avec le temps, louer peut revenir plus de deux fois plus cher. La palme des tarifs exorbitants revient à la location d’un micro-ondes proposée par la filiale de Boulanger. Le consommateur doit débourser 731 € pour louer son micro-ondes pendant quatre ans, contre 316 € s’il l’achetait immédiatement. En estimant que la durée effective d’usage est de 9 ans, le coût de la LLD atteint 1 400 : quatre fois plus cher que le prix comptant !

Des clauses abusives dans les contrats

Par ailleurs, les contrats proposés par Fnac-Darty, Boulanger location et Cdiscount contiennent de nombreuses clauses défavorables aux clients, voire abusives, qui peuvent encore faire grimper la facture. Par exemple, si le bien est restitué en mauvais état, des frais supplémentaires (réparation, remplacement à neuf) pourront être facturés.

En conséquence, l’association appelle les pouvoirs publics à mettre en œuvre au plus vite un cadre juridique afin de plafonner le coût total de la location ainsi que les frais de résiliation et de mettre en place une information précontractuelle standardisée (montant total des loyers à payer, détail des frais supplémentaires susceptibles d’être facturés, etc.) pour permettre aux consommateurs de faire jouer la concurrence et d’y souscrire en toute connaissance de cause.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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