Discriminations : une plateforme pour les signaler sera mise en ligne mi-février

Une plateforme nationale de signalement des discriminations devrait être mise en ligne à la mi-février. Elle s’accompagnera d’une consultation citoyenne sur le sujet.

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© Prostock-Studio

Annoncée le 4 décembre dernier par Emmanuel Macron, lors de son entretien au média Brut, la plateforme nationale de signalement des discriminations devrait être opérationnelle à la mi-février, selon les informations du Figaro.

« Aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé. On est identifié comme un facteur de problème, c’est insoutenable. Le seul moyen de bouger, c’est de mettre en place une plateforme commune pour dénoncer ce genre de choses », avait déclaré le chef de l’Etat à Brut.

Une plateforme gérée par les services de la Défenseuse des droits

Confiée à la ministre déléguée chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Egalité des chances, Elisabeth Moreno, la plateforme sera gérée par les services de la Défenseuse des droits, Claire Hédon, en collaboration avec les associations de lutte contre les discriminations et l'Etat. Elle sera hébergée sur un site internet dédié et devrait reprendre le modèle de la plateforme « Arrêtons les violences » contre les violences sexuelles et sexistes.

Toutes les formes de discrimination pourront être signalées

Logement, emploi, vie quotidienne… Toutes les formes de discriminations, et pas seulement celles liées aux contrôles des forces de l’ordre, pourront faire l’objet d’un signalement. «  L'idée est qu'il puisse y avoir en premier rideau une écoute téléphonique, et en deuxième rideau la possibilité de contacter un juriste. […] Ce sera une plateforme de signalement mais aussi d'accompagnement, qui permettra d'expliquer aux personnes qui s'estiment victimes de discrimination quelles sont les différentes options qui s'offrent à elles », a expliqué Elisabeth Moreno à Franceinfo.

Une consultation citoyenne

En complément de la plateforme, une consultation citoyenne en ligne sera ouverte pendant deux mois, de façon anonyme. Le but est « de permettre à tous les Français, ceux qui sont discriminés mais également ceux qui ne le sont pas, de pouvoir parler de ce sujet », avait expliqué en décembre la ministre sur Europe 1. Chacun pourra suggérer des actions à mettre en place. Un rapport avec des mesures concrètes sera par la suite soumis au Premier ministre.

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