Deuxième vague de Covid-19 : vers un reconfinement ciblé

D’accord avec le conseil scientifique, le Premier ministre, Jean Castex, exclut un nouveau confinement total du pays, craignant des effets « terribles ».

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Confinement
Le confinement a été mis en œuvre dans tout le territoire entre le 17 mars et le 10 mai inclus. © LucaLorenzelli

Un confinement est susceptible d’être à nouveau mis en œuvre, mais pas dans toute la France. Le nouveau Premier ministre, Jean Castex, l’a indiqué mercredi 8 juillet. « On ne va pas faire un éventuel reconfinement comme nous avions fait celui du mois de mars » pour endiguer la propagation du Covid-19, a souligné le chef du gouvernement sur BFM TV/RMC.

« Les constatations que j’avais faites ont montré qu’un reconfinement ou un confinement absolu a des conséquences terribles, humaines, économiques, donc nous allons cibler », a expliqué Jean Castex, qui, avant sa nomination, coordonnait la stratégie de déconfinement.

« On ne supporterait pas économiquement et socialement, un reconfinement absolu et généralisé », estime le Premier ministre, alors que la récession de l’année 2020 promet de constituer la plus forte chute de l’activité économique depuis la Seconde Guerre mondiale. Le confinement a été imposé entre le 17 mars et le 10 mai inclus. Mais des mesures contraignantes plus strictes qu’en métropole restent en vigueur à Mayotte et en Guyane, collectivité où « ça se passe mal », a considéré Jean Castex, qui doit s’y rendre « dimanche ».

Deuxième vague : « rien de doit être imposé »

Le chef du gouvernement envisage une « éventuelle deuxième vague », mais il souhaite que l’Etat agisse à l’avenir « en préservant le plus possible la vie, la vie économique, la vie sociale ».

Un nouveau confinement a été décidé dans les zones géographiques de certains pays : en Allemagne, en Australie, en Espagne, au Portugal ou au Royaume-Uni.

Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, est favorable à un retrait volontaire de la part des personnes les plus âgées. Le médecin plaide pour « qu’en cas de retour du virus en novembre [...], les anciens contribuent à ce qu’une vie sociétale puisse se poursuivre en France en se protégeant ».

« C’est un choix politique mais aussi, à mes yeux, un choix sociétal voire éthique », a indiqué, au Monde daté du 10 juillet, Jean-François Delfraissy, précisant que « rien ne doit être imposé ».

« Tout faire pour éviter » un confinement général

Selon le conseil scientifique, qui éclaire l’exécutif dans la crise sanitaire, « une intensification de la circulation du SARSCoV-2 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) est extrêmement probable ».

Pour formuler cette hypothèse, l’instance se fonde sur différents éléments, dans une note du 21 juin :

  • 5 % de la population française est immunisée, ce qui est « très insuffisant pour empêcher la survenue d’une deuxième vague épidémique » ;
  • le virus circule encore de façon « très importante » sur la planète, en particulier « dans l’hémisphère sud qui aborde sa période hivernale » ;
  • les « pandémies grippales » ont frappé « en deux ou trois vagues avant d’adopter un rythme saisonnier ».

Le conseil scientifique avait affirmé « qu’un nouveau confinement généralisé n’est pas souhaitable ni probablement acceptable considérant les enjeux sanitaires, sociaux et économiques », dans un avis du 2 juin. Il appelait à « tout faire pour éviter une telle situation d’échec ».

df
Timour Aggiouri
Publié le

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