Déplacements, port du masque… ce qui est autorisé pour les personnes handicapées

Déplacements à plus de 100 km, port du masque non obligatoire dans les transports, accès aux parcs possible en zone rouge… Des dérogations aux mesures mises en place depuis le 11 mai ont été prises pour les personnes handicapées et leurs proches aidants.

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© SbytovaMN

Alors que le déconfinement a débuté en France le 11 mai, le gouvernement a annoncé plusieurs assouplissements pour les personnes en situation de handicap et leurs proches aidants. « La priorité est de répondre de la manière la plus adaptée et la plus complète possible » à leurs besoins, a indiqué le secrétariat d’Etat en charge du handicap dans un communiqué.

Dérogation à la limite des 100 km

Les déplacements à plus de 100 km sont autorisés pour le répit ou l’accompagnement des personnes handicapées, sous réserve de remplir la déclaration de déplacement et de cocher la mention correspondante : « déplacements pour consultation de santé et soins spécialisés ne pouvant être assurés à distance ou à proximité du domicile (cas n°3) » ou « déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables, pour le répit et l’accompagnement des personnes handicapées et pour la garde d’enfants (cas n°4) ».

La déclaration de déplacement est disponible au format numérique ou peut être téléchargée au format .pdf, .docx ou .txt sur le site du ministère de l’Intérieur. N’oubliez pas de vous munir de tout document justifiant le handicap.

Le but est de soulager les aidants, faciliter la reprise des soins ou consultations nécessaires situés loin du domicile. Les parents dont les proches sont en Belgique pourront également aller leur rendre visite.

Pas de masque obligatoire dans les transports

Les personnes dont le handicap rend le port du masque difficilement supportable (personnes autistes, par exemple) ne sont pas obligées d’en porter un lorsque ce dernier est obligatoire, comme dans les transports en commun. Il faut néanmoins avoir sur soi un certificat médical justifiant de cette impossibilité et prendre toutes les précautions sanitaires possibles (port si possible d’une visière, respect des distances physiques).

Accès aux parcs, forêts et lacs possibles en zone rouge

Les promenades en forêt, au bord des cours d’eau et dans les parcs peuvent être autorisées pour les personnes handicapées et celles les accompagnant dans les zones rouges, même si ces espaces sont fermés au grand public. Au niveau local, les maires peuvent, en accord avec les préfets, autoriser leur accès. Par exemple, la ville de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis ouvre un parc trois fois par semaine pour les jeunes handicapés et leurs parents. Si les promenades sont permises dans le parc près de chez vous, pensez à avoir sur vous un document justifiant votre handicap et respecter les gestes barrières ainsi que le port du masque si vous êtes parmi les personnes à risque.

Retour à l’école possible, quel que soit le niveau de l’élève

Les élèves en situation de handicap, prioritaires, peuvent retourner à l’école quel que soit leur niveau. « Afin de limiter au maximum le brassage entre élèves, […] les élèves des unités d’enseignement (UE) et des unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS) [doivent être] scolarisés soir dans leur classe de regroupement, soit dans leur classe de référence ». Le nombre d’enfants par classe est limité à quinze. Les Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) doivent, par ailleurs, porter un masque « grand public » et être équipés de gel hydro-alcoolique, de lingettes désinfectantes, de visières ou lunettes de protection le cas échéant pour réaliser, dans les meilleurs conditions sanitaires possibles, les actes nécessitant un contact rapproché avec l’élève comme lui enfiler son manteau ou l’aider à écrire.

Poursuite des soins à distance

Pour personnes en situation de handicap pour lesquelles un isolement ou une limitation des déplacements est conseillé, les mesures dérogatoires permettant un accès aux prises en charge à distance seront prolongées autant que nécessaire : facturation de téléconsultations, séances de préparation à la naissance et bilan valorisant la prévention à distance par les sages-femmes, IVG médicamenteuse à distance, consultations à distance par télésoin possibles avec les orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens, masseurs-kinésithérapeutes.

La reprise des soins de ville, avec port du masque, est, par ailleurs, fortement encouragé. Les soins à domicile peuvent aussi reprendre.

Prolongation du forfait « bilan et interventions précoces »

Le forfait « bilan et interventions précoces » pour les enfants avec des troubles du spectre de l’autisme et des troubles du neuro-développement permet le financement par l’Assurance maladie, sans reste à charge pour les familles, d’un bilan ainsi que d’un minimum de 35 séances d’intervention de 45 minutes sur un an (psychologues, ergothérapeutes, psychomotriciens) pour les enfants âgés de 0 à 7 ans. Ce forfait peut être prolongé au-delà des douze mois, de la durée correspondant à celle de l’arrêt des accompagnements pendant le confinement.

L’accès au répit pour les proches aidants

« Des solutions de relais des aidants à domicile sont mises en place par les équipes des établissements et services médico-sociaux : relayage au domicile ou promenades accompagnées par un professionnel autour du domicile ou au sein d’un espace extérieur d’un établissement », rappelle le secrétariat d’Etat. Les internats ainsi que des accueils temporaires de recours continuent à proposer des solutions de répit ou des accueils en urgence du domicile. Des solutions de répit sont également mobilisées pour les assistants et accueillants familiaux qui accompagnent des enfants et jeunes handicapés confiés à l’aide sociale à l’enfance.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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