De plus en plus de voitures-radar conduites par des civils sur les routes françaises

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© tfoxfoto

223 voitures sur 8 régions au total

Pour libérer du temps aux forces de l’ordre et allonger les plages horaires de contrôle par des voitures-radar sur les routes les plus accidentogènes, le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) avait décidé de confier la conduite de véhicules-radar à des opérateurs privés. 83 de ces voitures circulaient donc déjà depuis 2018 en Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire et Centre-Val-de-Loire. Dès le second semestre 2021, 140 voitures-radar de plus conduites par des particuliers sillonneront les routes de quatre nouvelles régions : Grand-Est, Hauts-de-France, Bourgogne-France-Comté et Nouvelle-Aquitaine.

Une plus vaste amplitude horaire

Ainsi, à la fin de l’année, ce seront ainsi un total de 223 voitures-radars « à conduite externalisée » qui circuleront sur les routes de huit régions, 7 jours sur 7, pour 6 heures quotidiennes, de jour comme de nuit. Au total, aujourd'hui, 385 voitures-radars sont en circulation, dont 302 actuellement conduites par des policiers ou des gendarmes et dont certaines seront reconverties pour la conduite externalisée.

Une moyenne de 322 contraventions par voiture et par mois

Dans un point de situation sur ce dispositif d’externalisation paru il y a quelques jours, le ministère de l’Intérieur a précisé que chacune des 83 voitures-radar conduites par des particuliers avaient établi en moyenne 322 contraventions par mois. De plus, le nombre de contraventions émises par une voiture-radar, à conduite externalisée ou non, représente 9,2 % de l’ensemble des contraventions pour excès de vitesse détectées par un radar. Le ministère de l’Intérieur souligne aussi que les entreprises prestataires ne sont pas rétribuées au nombre d’infractions détectées et perçoivent une rémunération fixe : lorsque la voiture-radar circule, son conducteur ignore tout de l’activité de constatation des excès de vitesse, tout comme l’entreprise titulaire du marché. Les données envoyées aux autorités sont cryptées.

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