De nouveaux panneaux pour signaler les voies réservées au covoiturage

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Covoiturage
© Peter Berglund

Des voies réservées aux véhicules en covoiturage. Le dispositif existe déjà, mais les panneaux qui les signalent sont disparates sur le territoire. Un arrêté paru le 29 août au Journal officiel prévoit de mener une expérimentation pour signaler de façon uniforme les voies réservées aux taxis, aux véhicules de transport en commun, à ceux transportant un nombre minimal d’occupants notamment dans le cadre du covoiturage ou à tous ceux considérées comme à très faibles émissions polluantes.

Les voies réservées peuvent l’être à titre permanent ou durant des créneaux horaires « fixes ou variables », selon le texte.

Elles sont situées à gauche sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central. La chaussée où la voie réservée est aménagée doit comporter au moins trois voies de circulation.

La signalisation est susceptible d’être statique, c’est-à-dire sur des panneaux, ou dynamique, donc numérique, sur des écrans. L’annexe de l’arrêté comporte des exemples d’une présignalisation statique (pour une chaussée à trois voies de circulation) ou dynamique :

Une demande des gestionnaires

La notice du texte justifie la réforme par le souhait d’un grand nombre de gestionnaires des voiries d’« une signalisation expérimentale » permettant de matérialiser ces voies réservées.

Les gestionnaires qui souhaitent utiliser le dispositif doivent adresser une demande d’autorisation à la déléguée à la Sécurité routière et à la Direction des infrastructures de transport.

En cas d’incident ou d’accident en lien avec la signalisation expérimentale, ils sont tenus d’en informer dans un délai de cinq jours la déléguée à la sécurité routière et la directrice des infrastructures de transport.

Une évaluation de la mesure

Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement et l’aménagement (Cerema) va mener une évaluation nationale de la mesure. Cet établissement public doit transmettre son rapport final dans un délai de trois mois avant la fin de l’expérimentation, prévue pour durer quatre ans.

Avec l’appui de l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR), le Cerema a réalisé un bilan de l’impact de la réduction de 90 à 80 km/heure de la vitesse maximale sur les routes à deux voies dépourvues de séparateur central. Selon les résultats de l’étude, diffusés en juillet dernier par la Sécurité routière, sur les 20 mois qui ont suivi la mise en œuvre de la mesure, soit du 1er juillet 2018, date d’entrée en vigueur de la réforme, au 28 février dernier, « le nombre de vies épargnées s’élève à 349 par rapport à la moyenne des cinq années précédentes 2013-2017 prises en référence ».

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