Covid-19 : vers des reconfinements locaux ?

Après avoir imposé un confinement partiel et local dans les Alpes-Maritimes, Emmanuel Macron et son gouvernement vont prendre de nouvelles décisions dans les prochains jours, alors que la situation épidémique se dégrade.

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Confinement
© Eric Gaillard – Reuters

La dégradation de la situation sanitaire dans les Alpes-Maritimes a conduit l’exécutif à prononcer un confinement partiel et local, une première en métropole depuis le début de la pandémie de Covid-19. Le préfet du département, haut fonctionnaire dépendant du ministère de l’Intérieur, a annoncé, lundi 22 février, la mise en œuvre de plusieurs séries de restrictions, dont la mise en œuvre d’un confinement pour au moins les deux prochains week-ends, sur l’aire urbaine littorale située entre Menton et Théoule-sur-Mer.

Vendredi dernier, lors d’une réunion à distance, le président de la République, Emmanuel Macron, avait indiqué à une vingtaine de parlementaires de la majorité se donner « huit à dix jours pour décider si on resserre ou si on peut relâcher les contraintes », selon Le Figaro. Ce calendrier est cependant susceptible d’être bousculé suivant l’évolution de la situation sanitaire, a précisé l’Elysée à LCI.

L’épidémie repart à la hausse

Olivier Véran a fait un constat sombre samedi. « La tendance sur les trois derniers jours n’est pas bonne, elle n’est plus bonne », a souligné le ministre des Solidarités et de la santé à Nice, devant plusieurs médias. L’organisme a enregistré dimanche 21 février 22 046 cas supplémentaires confirmés par rapport à la veille (à 14 heures).

La proportion de variants brésilien, britannique et sud-africain progresse parmi les nouveaux cas. « Aujourd’hui, on n’a pas de doute sur le fait que les variants vont changer la dynamique de l’épidémie, mais le doute plane sur le moment où ce changement va apparaître dans les courbes », a expliqué au Monde daté du 20 février Pascal Crépey, enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistiques à l’Ecole des hautes études en santé publique à Rennes.

Couvre-feu, restaurants... pas d’allègement

Compte tenu de la remontée de l’épidémie, l’exécutif n’annoncera probablement dans les prochains jours ni un recul de l’heure de début du couvre-feu, qui commence chaque jour à 18 heures et s’achève à 6 heures le lendemain dans tout l’Hexagone, ni la réouverture des cafés et restaurants, qui peuvent pratiquer la livraison et la vente à emporter.

Il est favorable à une réouverture des musées et des monuments avant celle des cinémas et des salles de spectacle, mais n’a pour l’heure pas précisé à quelle date.

Vers des reconfinement locaux ?

En souhaitant un confinement les seuls samedis et dimanches et local, le premier en métropole, dans une partie des Alpes-Maritimes, l’exécutif montre son souci de réduire les répercussions économiques, sociales, sanitaires et psychologiques qu’un confinement du pays serait susceptible d’avoir. Il peut donc être amené à imposer d’autres confinements locaux et limités aux week-ends, ou encore un couvre-feu à l’amplitude horaire plus longue que celle en vigueur.

La fermeture de tous les établissements scolaires et un confinement général dans toute la France métropolitaine ne seront menés qu’en dernier recours.

Au regret de nombreux scientifiques, le Premier ministre, Jean Castex avait le 29 janvier annoncé l’absence de mise en œuvre d’un troisième confinement de tout le pays, sans exclure cette éventualité.

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