Covid-19 : l’exécutif doit décider de nouvelles mesures de restriction

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© Reuters

Le président de la République, Emmanuel Macron, réunit mercredi 17 mars, jour anniversaire du début du premier confinement national, un conseil de défense sanitaire pour déterminer de probables nouvelles mesures de restriction face à la pandémie de Covid-19.

« Nous aurons à prendre, dans les jours qui viennent sans doute, de nouvelles décisions » contre l’épidémie, a fait savoir lundi le chef de l’Etat au cours d’une conférence de presse à Montauban, selon l’Agence France-Presse (AFP).

Emmanuel Macron a assuré avoir « demandé au gouvernement de travailler pour que, dans les prochains jours, [l’exécutif puisse] redonner de la visibilité à [la population] sur le calendrier ».

« Nous avons tous à concilier plusieurs dimensions de la vie de notre nation : protéger les plus faibles, […] protéger notre système de santé, protéger contre la détresse qui va avec le fait d’être isolé, […] protéger en éduquant nos enfants et nos jeunes qui en ont besoin, protéger en permettant aussi à la vie économique et sociale de se poursuivre […], c’est cet ensemble qu’il faut à chaque instant, constamment, prendre en considération de manière adaptée et proportionnée », a détaillé le président de la République.

« Le moment est venu pour prendre des dispositions en région parisienne »

De tels propos montrent l’exclusion d’un troisième confinement national et général. L’exécutif envisage plutôt de nouvelles mesures de restriction propres à l’Île-de-France, la vaccination n’ayant pas empêché l’emballement des indicateurs sanitaires dans la région.

« Le moment est venu pour envisager des dispositions pour la région francilienne », a indiqué mardi le Premier ministre, Jean Castex, au micro de BFMTV. « Des mesures du type de Nice sont sur la table », a précisé le chef du gouvernement, ajoutant que « reconfiner le week-end, c’est une hypothèse ».

La veille, dans une interview donnée au journaliste Samuel Etienne sur la plateforme Twitch, Jean Castex avait justifié l’absence de mise en œuvre de confinement local dans la région par la non-atteinte du taux d’incidence de 400 pour 100 000 habitants. Le lendemain, Santé publique France révélait une montée du taux d’incidence au-dessus de 400.

De nombreux scientifiques réclament de nouvelles mesures de restriction en région francilienne, pour freiner la circulation du virus et pour répondre à la saturation des hôpitaux, notamment des services de réanimation.

Le plaidoyer de Martin Hirsch

Le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, a plaidé mercredi sur RTL en faveur de mesures contraignantes dans la région la plus peuplée du pays, « parce que effectivement le virus n’est pas sous contrôle, parce que le taux d’incidence est supérieur, parce qu’il y autant de malades en réanimation aujourd’hui qu’il y en avait au pic de la deuxième vague, quand ça recommençait à redescendre ».

Martin Hirsch a ouvert deux hypothèses. « Soit un confinement le week-end, qui doit être accompagné d’autres mesures de précaution et d’une très grande vigilance la semaine, soit un confinement plus large et plus strict », a-t-il indiqué.

Un confinement limité au week-end ou sept jours sur sept en Île-de-France

L’exécutif envisage un confinement dans la région, soit limité au week-end, soit permanent.

Un confinement limité au week-end a l’avantage d’induire de moins lourds effets sur l’économie et sur l’état psychologique de la population qu’un confinement permanent, qui permet de freiner davantage la circulation du virus.

Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, défend un confinement sept jours sur sept.

« Je pense qu’il faut réduire les contacts au maximum, donc si c’est un confinement le week-end, en semaine, le virus continue de circuler, les gens continuent de se voir au travail, les gens continuent de se voir dans les commerces », a expliqué mercredi Rémi Salomon sur BFMTV.

Un confinement limité au samedi et au dimanche, entre 6 heures et 18 heures, est mis en œuvre dans une partie de l’aire urbaine du littoral des Alpes-Maritimes entre Menton et Théoule-sur-Mer, Dunkerque et des communes proches, ainsi que dans le Pas-de-Calais. Le couvre-feu reste appliqué entre 18 heures et 6 heures le lendemain.

Un durcissement à l’étude pour les Hauts-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur

D’après la chaîne, « un durcissement des restrictions est également envisagé dans les Hauts-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ».

Le Premier ministre Jean Castex tiendra une conférence de presse aux côtés du ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran, ce jeudi 18 mars à 18 heures.

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