Covid-19 : le froid va-t-il provoquer une remontée de l’épidémie ?

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Tente, tests PCR vide, Paris
© Magali Cohen/Hans Lucas via Reuters Connect

La baisse des températures va-t-elle induire une hausse du nombre de personnes atteintes du Covid-19 et donc un emballement un nombre d’hospitalisations ? Les scientifiques craignent une dégradation des indicateurs épidémiologiques à la faveur du froid.  

Dans une étude publiée le 17 juin par la revue scientifique Nature, des chercheurs ont montré un lien « important » entre « la transmission du SARS-CoV-2 » et « le temps/climat ».

« Les conditions météorologiques en hiver peuvent avoir un effet sur les vulnérabilités à l’infection à travers l’irritation de la muqueuse nasale », indique l’étude, repérée par Le Figaro.

« En outre, les températures, l’humidité et les UV [rayons ultra-violets, faibles quand la lumière naturelle est réduite] pourraient avoir un effet direct sur la survie du virus et modifier la contagiosité », expliquent les auteurs du document, paru en anglais et que nous traduisons.

Aération et gestes barrières... même en hiver

Le moindre nombre de déplacements est susceptible de provoquer une hausse du nombre de contaminations. « On va avoir de plus en plus de vie à l’intérieur », a rappelé l’épidémiologiste Didier Pittet, au micro d’Europe 1.

« Si le froid favorise la propagation de l’épidémie, c’est parce que les personnes restent en milieu clos sans ouvrir les fenêtres et sans respecter les gestes barrières », a expliqué au Figaro Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Le maintien des gestes barrières constitue un élément contribuant à éloigner la menace d’une nouvelle vague.

Le scénario noir d’une forte reprise épidémique s’était réalisé après l’été 2020. Il avait abouti à la mise en place d’un nouveau confinement à la fin du mois d’octobre. Mais c’était avant le début de la campagne de vaccination, en décembre.

L'optimisme mesuré du président du conseil scientifique

La vaccination constitue-t-elle un bouclier suffisant pour empêcher un emballement du nombre de contaminations, pouvant aboutir à des difficultés dans les hôpitaux ?

Le succès de la campagne de vaccination incite l’épidémiologiste Jean-François Delfraissy à un optimisme mesuré. Le président du conseil scientifique, chargé d’éclairer l’exécutif dans la crise sanitaire, qualifie de « possibles » pour « les semaines à venir » les deux scénarios suivants : « soit une petite vague du variant Delta, avec un impact contenu sur le système de soins, soit une augmentation sensible de la circulation virale, mais sans impact majeur sur le système de soins »

« Je suis donc assez optimiste, même si l’on ne peut totalement exclure la survenue d’un nouveau variant. À condition de conserver les gestes barrières, nous devrions pouvoir faire face à une reprise », a expliqué au Monde Jean-François Delfraissy.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a estimé mardi 19 octobre sur RTL qu’il est « beaucoup trop tôt » pour évoquer une cinquième vague. « On a des Français largement protégés », juge Gabriel Attal.

Selon des données publiées le 18 octobre par le ministère des Solidarités et de la Santé, 49,58 millions de personnes, soit 73,5 % de la population totale du pays, ont bénéficié d’un schéma vaccinal complet. Le ministère a lancé le 12 septembre une campagne de rappel destinée à certaines personnes considérées comme « particulièrement vulnérables ».

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