Couvre-feu à 18 heures généralisé, reconfinement, fermeture des écoles : les scénarios à l’étude

Au lendemain d’un conseil de défense, le Premier ministre, Jean Castex, doit annoncer jeudi de nouvelles mesures de restriction face à l’épidémie de Covid-19.

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Couvre-feu
© Christophe Ena – Pool New – Reuters

Attendez-vous à un durcissement des mesures de restriction contre le Covid-19. Le président de la République, Emmanuel Macron, réunit mercredi 13 janvier un conseil de défense sur le thème de la crise sanitaire. Le Premier ministre, Jean Castex, doit donner jeudi une nouvelle conférence de presse pour présenter les décisions de l’exécutif.

Santé publique France a recensé mardi à 14 heures 19 753 cas confirmés supplémentaires par rapport à la veille. Soupçonné d’être plus contagieux, un variant apparu en Angleterre représente environ 1 % des résultats des tests positifs en France. C’est ce qu’a indiqué mardi le ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran, devant la commission des Affaires sociales du Sénat, en se fondant sur les résultats préliminaires d’une enquête menée sur deux jours la semaine passée.

Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, qui éclaire l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire, a évoqué auprès du journal de 20 heures de TF1 « un danger potentiel [...], qui n’est pas pour tout de suite, mais qui est pour plus tard ». Il a également rappelé la circulation d’un variant apparu en Afrique du Sud, « probablement encore un peu plus toxique que ce virus anglais » et qui « pourrait peut-être en partie échapper au vaccin ».

🔴 Important : de nouvelles mesures ont été annoncées. Toute la France est en couvre-feu à 18h dès samedi 16 janvier. Suivez la situation en direct et les dernières mesures dans le lien ci-dessous ⤵

Une généralisation du couvre-feu à 18 heures

Faut-il mettre en place un couvre-feu dès 18 heures dans toute la France métropolitaine ? Depuis la levée du second confinement, le 15 décembre, un couvre-feu a été mis en œuvre dans tout l’Hexagone entre 20 heures et 6 heures.

Le couvre-feu est avancé à 18 heures depuis le 2 janvier dans quinze départements, soit :

  • les Hautes-Alpes ;
  • les Alpes-Maritimes ;
  • les Ardennes ;
  • le Doubs ;
  • le Jura ;
  • la Marne ;
  • la Haute-Marne ;
  • la Meurthe-et-Moselle ;
  • la Meuse ;
  • la Moselle ;
  • la Nièvre ;
  • la Haute-Saône ;
  • la Saône-et-Loire ;
  • les Vosges ;
  • le Territoire de Belfort.

Depuis le 10 janvier, le couvre-feu est avancé dans huit départements supplémentaires : Allier, Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Cher, Côte-d’Or, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vaucluse.

Le couvre-feu à 18 heures est appliqué dans la Drôme et le Var depuis le 12 janvier.

Une généralisation du couvre-feu dès ce moment à toute la France métropolitaine, ou une extension à d’autres départements, est susceptible de pénaliser les commerces et donc l’activité économique. Mais cette solution est plus politiquement plus acceptable qu’un nouveau confinement.

Un troisième confinement

Jean Castex semble écarter l’hypothèse d’un nouveau confinement. « Les chiffres actuels de l’épidémie nous laissent à penser que le couvre-feu suffit », a estimé lundi le chef du gouvernement auprès des parlementaires, rapporte RTL.

Le président du conseil scientifique doute lui-même de la pertinence d’une telle mesure.

« On n’est pas dans l’extrême urgence. Laissons-nous quelques jours pour regarder les conséquences du 31 décembre, ce que deviennent les premiers chiffres de ce mutant anglais, poursuivons intensivement la vaccination et dans […] la course de vitesse, on va pouvoir se rattraper », a souligné mardi Jean-François Delfraissy.

Pour limiter les déplacements et donc les interactions sociales, un nouveau confinement peut dégrader un peu plus la situation économique et sociale. Des effets sanitaires et psychologiques négatifs peuvent découler d’une telle mesure.

Une fermeture des écoles

Mise en œuvre durant le premier confinement, sauf pour les enfants de professionnels mobilisés dans la crise sanitaire (policiers, soignants, etc.), la fermeture des établissements scolaires n’a pas été reproduite pendant le second confinement. Jean Castex a exclu une telle hypothèse dans sa conférence de presse du 7 janvier. 

Pour lui, « il faut vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer les écoles, car nous savons que les conséquences, y compris sanitaires, de la fermeture des écoles, sont absolument dramatiques ».

Hausse du décrochage et des violences domestiques, conséquences sanitaires et psychologiques, impact sur le télétravail des parents et donc sur l’activité économique : les effets négatifs de la fermeture des établissements scolaires sont nombreux.

Dans différents pays européens, les autorités ont fermé les établissements scolaires. Ainsi en Autriche, en Allemagne, au Danemark, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Suisse, détaille France Info.

Le conseil scientifique préconise de maintenir « l’ouverture des écoles ». « Les données anglaises ne sont pas suffisamment claires pour recommander de fermer les écoles », a expliqué mercredi Jean-François Delfraissy sur France Info.

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